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Sport et loisirs

Vaiki Tamagna et Nicolas Moya

« C’est là que nous nous sommes rencontrés, sourient-ils. Nous avons découvert la danse sportive et cela a été une révélation pour nous deux. »

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Un couple en or

Sous les feux de la danse 

En couple à la ville comme à la scène, Vaiki Tamagna et Nicolas Moya se sont rencontrés à l’école Feeling dance factory. Passionnés de danse sportive, ils ont décroché un titre de champions de France et ont participé aux championnats du monde. Rencontre.
Portrait de Guillaume Gesret, publié dans Canal n°281, septembre 2019.


Elle a quitté les lagons de Tahiti pour s’installer à Paris à l’âge de 19 ans. Vaiki rêvait alors de chanter et de danser dans des comédies musicales. « Avec ma mère et ma sœur, j’ai regardé en boucle Les Demoiselles de Rochefort durant toute mon enfance. Au début des années 2000, quand je suis arrivée à Paris, les grosses productions comme Notre-Dame de Paris ou Les Dix Commandements cartonnaient. Je voulais en faire partie. » Elle commence par passer des castings et s’illustre dans les clips de Mc Solaar, de Patrick Fiori, sur les plateaux de la Star Académie comme du Hit Machine. Avec sa sœur et ses copains de l’Académie internationale de la danse, elle monte ensuite une troupe dont les spectacles sont programmés au Casino de Paris et à l’espace Pierre-Cardin.
Lui, l’Avignonnais, est monté à la capitale dix ans plus tard pour suivre une formation de chant, de danse et de théâtre. Après avoir joué un second rôle dans Grease et tourné pendant trois ans avec ce spectacle dans le sud de la France, Nicolas reprend les auditions. Sa technique en danse rock est appréciée mais les rôles sont rares. Au bout de quelques années, les deux danseurs, qui ont atteint la trentaine, en ont assez des jurys et des cachets dégotés à droite à gauche.

Naissance d’une passion
Vaiki et Nicolas ont envie de découvrir d’autres danses. Ils s’inscrivent alors aux cours de Feeling dance factory à Pantin pour apprendre la salsa, la rumba, la valse, le quickstep… « C’est là que nous nous sommes rencontrés, sourient-ils. Nous avons découvert la danse sportive et cela a été une révélation pour nous deux. »
Michel Koenig, le directeur de Feeling dance, leur parle des compétitions qui leur tendent les bras. Comme Vaiki et Nicolas aiment les challenges, ils entament une préparation de plusieurs mois : jusqu’à 6 heures de danse par jour, régime alimentaire drastique, hygiène de vie irréprochable. Michel Koenig les coache sur les danses latines (salsa, paso doble, cha-cha-cha…) et Lydie Folletti les entraîne sur les standards (valse, tango, slow fox…). Ils participent à leur premier critérium en février 2017 et se qualifient pour le championnat de France dix danses, catégorie senior 1, en novembre 2018. Nicolas assume le costume un peu kitch et Vaiki brille de mille feux dans sa robe moulante à paillettes. Le couple, qui ne fait pas partie du sérail de la danse sportive, remporte le titre et gagne son billet pour la finale mondiale en Hongrie. « Nous sommes considérés comme des extraterrestres dans ce petit milieu car nous avons commencé la compétition très tard, à plus de 30 ans. »

Rendez-vous au Salon des associations
Au championnat du monde, ils finissent 27e sur 40 en juin dernier, un résultat qui les déçoit un peu mais qui n’est pas si mal au vu de leur parcours atypique. Aujourd’hui, Vaiki et Nicolas aspirent à participer à des opens internationaux pour se frotter une nouvelle fois aux danseurs du monde entier. En attendant, ils proposeront des initiations aux danses de salon samedi 7 septembre, à l’occasion du Salon des associations.

Salon des associations
Samedi 7 septembre, de 10.00 à 18.00.

Place de la Pointe.