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Espaces publics

La technologie vole au secours des arbres

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Un drone municipal

Outils de surveillance, de livraison ou tout simplement de loisir, les drones deviennent incontournables dans de nombreux domaines de la vie quotidienne et même dans la surveillance de l’état des arbres de la ville.
Article de Frédéric Fuzier, publié dans Canal n°281, septembre 2019.

Utiliser un engin volant télécommandé pour s’assurer de la bonne santé des espaces verts de la ville, une drôle d’idée ? « Absolument pas ! », répond en substance Didier Méreau, responsable du pôle des Espaces verts qui a récemment été formé au pilotage de drone afin de s’acquitter de cette tâche. « Les applications sont multiples. Le drone nous permet de veiller plus facilement sur le patrimoine arboré de la ville. Par exemple, après un coup de vent, on peut inspecter le haut d’un arbre sans avoir à grimper ou à déclencher une intervention facturée par une société d’élagage. Le drone nous fournit des images très détaillées de la situation avant de donner les suites nécessaires. »
Économique et gage de réactivité, l’utilisation d’un drone est aussi un atout pour la sécurité des agents et la protection de la faune. « Par exemple, le drone nous permet d’aller voir si un essaim de frelons asiatiques se cache dans le feuillage. Et, grâce à ses hélices silencieuses, notre appareil peut aussi s’assurer de l’absence de nids d’oiseaux en période de reproduction avant que l’on décide d’une intervention sur un arbre. » À terme, l’engin pourrait même permettre de contrôler l’état de bâtiments ou d’immeubles.

Une pratique encadrée
Dans tous les cas de figure, les vols sont déclarés en amont à la préfecture et piloter un drone ne s’improvise pas. Même si ces engins sont en vente libre dans le commerce, ils font l’objet d’une réglementation très stricte concernant leur utilisation et leur champ d’action, le survol des zones urbaines étant par exemple prohibé. En cas d’exploitation dans un but professionnel, il est même obligatoire de valider un brevet de pilotage délivré par la Direction générale de l’aviation civile. L’examen est composé d’épreuves théoriques et pratiques. « C’est une formation très intense, affirme Didier Méreau. Il faut être capable de maîtriser le pilotage du drone dans toutes les circonstances, en cas de défaillance de batterie, de grand vent, de panne de retour vidéo ou en désactivant toutes les assistances, alors qu’un drone est capable de voler de façon autonome grâce à son GPS. Le but est de ne jamais perdre le contrôle de l’appareil, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer. »