© ville de Pantin 

Budget participatif

Street Art : une nouvelle fresque à Pantin

La façade de la Maison des associations est dorénavant parée d’une fresque signée Pascal Boyart, alias Pboy. Cette œuvre, réalisée dans le cadre de la première édition du budget participatif, sera inaugurée samedi 29 février.
Article de Tiphaine Cariou, février 2020.

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En cette toute fin janvier, Pboy met les derniers coups de pinceaux à la fresque qui commence à égayer la Maison des associations. Un mois maintenant qu’il est quotidiennement perché à 14 mètres de haut ! Mais ce matin-là, le rendez-vous est pris au pied de « son » mur.
Outre une fenêtre en trompe-l’œil dessinée sur le côté, la façade principale de la structure municipale dissimule, derrière un imposant échafaudage, les traits d’un visage féminin qui s’étale sur… sur 130 mètres carrés !  « Ce portrait de femme est inspiré d’un tableau réalisé en 1898 par William Bouguereau, un peintre académique très connu à l’époque. Cependant, cette fresque n’est évidemment pas une reprise à l’identique. Plusieurs éléments, comme le rouge à lèvres ou encore le smartphone qu’elle tient à la main, ont été rajoutés », explique le trentenaire.

De l’ombre à la lumière
Passionné par le dessin depuis sa plus tendre enfance, Pascal Boyart a grandi dans le quartier de La Chapelle, temple parisien du graffiti. Influencé par les fresques géantes de son quartier, mais aussi par la peinture murale de Diego Rivera, l’artiste débute son aventure créative par le graffiti vandale - ou sauvage -, une pratique urbaine consistant à ornementer l’espace public de tags ou de lettrages peints, et ce, sans aucune espèce d’autorisation.
Mais depuis quelques années, c’est en pleine lumière que Pboy officie. Il est en effet l’auteur de plusieurs dizaines de fresques ultra réalistes et est connu pour ses portraits monumentaux de Courbet, Rembrandt ou Van Gogh, pour la réalisation desquels il utilise des touches de couleur à la façon du pointillisme de Seurat.

Du grand art !
Le graffeur est également réputé pour ses réinterprétations de tableaux célèbres. Dans sa version de « La Liberté guidant le peuple d’Eugène » Delacroix, il a remplacé les costumes en vogue durant la Révolution de Juillet par des gilets jaunes. Une façon de mettre en parallèle deux contextes historiques. « Mon travail questionne les rapports entre art classique et moderne, entre l’argent et l’art, entre les artistes et les mécènes… »
En guise de signature, l’artiste n’hésite pas à apposer un QR Code sur la plupart de ses œuvres. De quoi récolter de l’argent via des plateformes de crowdfunding et pouvoir financer ses réalisations futures. Une autre façon de repenser le marché de l’art, en somme…

Inauguration :
Samedi 29 février à 15 heures
Maison des associations
61, rue Victor-Hugo

 

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