© ville de Pantin 

Déplacements et stationnement

Passage en zone 30 dans toute la ville !

Depuis lundi 20 septembre, au lendemain de la première Journée sans voiture de l’histoire de Pantin, la vitesse des voitures, poids-lourds et deux-roues motorisés est limitée à 30 km/h dans toute la commune. Principaux objectifs ? Faire baisser le nombre d’accidents et apaiser la ville.
Article de Christophe Dutheil, publié dans Canal n°300, octobre 2021.

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Le 20 septembre, la ville est devenue une zone 30 au même titre que ses voisines du Pré-Saint-Gervais, des Lilas et, depuis le 30 août, de Paris. À Pantin, la vitesse des véhicules motorisés ne pourra donc plus excéder 30 km/h, hors voies départementales. Concrètement, des panneaux Ville zone 30 sont installés aux entrées de la commune afin de prévenir les automobilistes, tandis que de nouveaux marquages au sol sont apposés dans toutes les rues où ils n’existent pas. La commune est aussi en train de s’équiper de radars pédagogiques mobiles qui indiqueront la vitesse des véhicules sur les points sensibles et prévoit d’accroître le nombre de ses ralentisseurs (dos d’âne, coussins berlinois, chicanes...). Une signalisation en faveur du contre-sens cyclable sera par ailleurs progressivement mise en place dans les prochains mois.

Moins d’accidents, plus de mobilités douces
« Avec cette mesure, nous souhaitons avant tout sécuriser les déplacements des piétons », explique Pierric Amella, conseiller municipal délégué aux Mobilités douces, à la Qualité de l’air et au Budget carbone, en soulignant que « les expériences menées jusqu’ici montrent qu’un passage en zone 30 permet de faire baisser fortement le nombre d’accidents et leur gravité ». Les risques de collisions entre voitures et vélos sont également réduits et les traversées aux passages piétons deviennent évidemment moins dangereuses. Pour l’élu, cette évolution est d’autant plus salutaire que « plus de 50 % des déplacements se font à pied à Pantin où les marcheurs peuvent se sentir – comme ailleurs en France – les grands oubliés des politiques de mobilité ».

De nombreux autres bénéfices sont attendus, notamment en matière de promotion des modes de transports décarbonés et de protection de l’environnement. La zone 30 devrait en effet inciter les habitants à limiter l’utilisation de leur voiture pour tous les déplacements pouvant être effectués à pied, à vélo ou en transports en commun. Elle pourrait par là même apporter sa contribution à la baisse de la pollution atmosphérique. « Les avantages sont difficiles à chiffrer en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre mais ils sont notables pour tout ce qui touche aux pollutions sonores, indique l’élu. Une voiture qui roule à 30 km/h fait tout simplement moins de bruit qu’à 50 km/h. »