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Solidarité

La solidarité à Pantin

Depuis la mi-mars et le début de la crise sanitaire et sociale provoquée par la pandémie de Covid-19, un élan de solidarité sans précédent se manifeste à Pantin. Services municipaux et associations agissent ainsi main dans la main pour venir en aide aux habitants qui ne parviennent plus à s’en sortir.
Dossier par Guillaume Gesret, Tiphaine Cariou, Alain Dalouche et Hana Levy.

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Confinés mais soudés !

La crise sanitaire n’a pas mis longtemps à devenir sociale et à faire basculer certains Pantinois dans la grande précarité. Secours populaire, Restos du cœur, Croix Rouge, Petits frères des pauvres, Protection civile… Toutes les associations nationales de solidarité oeuvrant sur le territoire l’ont constaté : de jour en jour, le besoin d’aide va en augmentant. « En un mois, nous sommes passés de 120 à près de 200 familles bénéficiaires, confirme Geneviève Muscat, responsable de l’antenne pantinoise du Secours Populaire. Du jour au lendemain, des habitants qui avaient des petits boulots ont perdu leurs revenus. Ils n’avaient jamais frappé à notre porte car, lorsqu’ils travaillaient, ils arrivaient à s’en sortir. » Wodiouma Sylla, président de l’association locale Têtes grêlées, partie prenante du tout jeune collectif Solid-19, acquiesce : « Dès la deuxième semaine du confinement, nous avons été alertés par des familles et des personnes isolées qui n’arrivaient plus à faire leurs courses. »

La ville en première ligne
A la mairie, les agents du pôle Social n’ont pas tardé à répondre aux différentes situations de détresse. Dès la mi-mars, et en l’espace de dix jours à peine, ils ont contacté 330 bénéficiaires du RSA et 123 familles qu’ils accompagnent habituellement. L’objectif : faire le point sur les situations et apporter un soutien adapté. Les Pantinois se sentant fragilisés ont également la possibilité de joindre les services de la ville par téléphone et d’être reçus physiquement au centre administratif. « C’est un accompagnement au cas par cas, explique un agent. Dernièrement, un étudiant nous a sollicités car il n’avait plus les ressources pour se nourrir et se loger à quelques semaines de ses examens. Nous l’avons orienté vers Le Refuge qui lui a trouvé un hébergement. »

Bons d’achat distribués
La ville a en outre délivré des bons d’achat aux foyers dont les revenus, très faibles, correspondent aux trois premières tranches du quotient familial. Objectif : compenser les baisses de salaire et les aider à faire face à la suspension de la cantine scolaire qui grève les budgets alimentation. Les 29 et 30 avril, près de 1 300 familles, regroupant plus de 2 000 enfants, étaient appelées à retirer, au sein de trois maisons de quartier et à l’école Auray-Langevin, des bons d’achat. D’un montant allant de 75 à 102 euros par enfant, ils leur ont permis d’acheter des denrées alimentaires et des produits d’hygiène dans des commerces pantinois ou des alentours (Leclerc, Intermarché… ). D’ores et déjà, la ville prévoit d’offrir un second bon d’achat à l’issue de la période de déconfinement progressif.

Une coordination nécessaire
Pour mieux traverser cette crise et répondre comme il se doit à l’urgence, la municipalité et les associations n’ont eu de cesse de coordonner leurs efforts. Un an après le premier Printemps des solidarités, plusieurs représentants associatifs se sont ainsi retrouvés, mercredi 22 avril, autour Bertrand Kern, le maire, pour une réunion en visio-conférence. La rencontre a permis à chaque acteur de présenter les actions qu’il met en place et d’exprimer ses besoins. Tous les participants ont ensuite réfléchi aux outils à créer pour optimiser et coordonner leurs initiatives. Dans la foulée, un groupe WhatsApp, destiné à faciliter les échanges, a ainsi été créé. Dorénavant, les associations sont en mesure de se prêter masques, gants ou denrées alimentaires en surplus. Elles gèrent également collectivement les livraisons à domicile. Car tous les acteurs de la solidarité le vérifient quotidiennement : depuis le début de la crise, c’est cette coordination qui a été garante de l’efficacité de la prise en charge des plus précaires.

Pour toute demande de soutien : ccas@ville-pantin.fr.

Renforcer le maintien à domicile

Au-delà du traitement des urgences, les services sociaux de la ville assurent un travail quotidien de veille et de soutien afin de garantir, dans de bonnes conditions, le maintien à domicile des plus fragiles.
Depuis le début du confinement, et grâce au registre établi dans le cadre du plan canicule, les agents du Centre communal d’action sociale (CCAS) contactent toutes les semaines 200 Pantinois âgés ou porteurs de handicap. Objectif : identifier ceux qui ont besoin d’un soutien renforcé ou qui ne sont plus en mesure d’aller faire leurs courses. Suite à ces coups de fil, il a rapidement été décidé d’élargir le service de portage de repas, passant de 45 à 58 bénéficiaires par jour. En parallèle, les travailleurs sociaux accomplissent des courses dites « solidaires », au profit de familles, notamment monoparentales, qui ne peuvent plus se déplacer au supermarché. Cette initiative de crise a, pour l’heure, profité à 55 foyers.
De leurs côtés, les auxiliaires de vie sociale continuent d’accompagner les personnes dont elles s’occupent tout au long de l’année en assumant cependant une mission supplémentaire : les courses. Le quotidien professionnel de Sterlande Julien a ainsi été complètement chamboulé. « Les personnes âgées et handicapées ne peuvent plus sortir, explique-t-elle. Nous consacrons donc une grande partie de notre temps de travail à la réalisation de courses. De fait, nous sommes devenues leur seul contact avec le monde extérieur. Pour nos bénéficiaires, c’est parfois difficile, d’autant que nous appliquons strictement les gestes barrières. Nous sommes obligés de maintenir une certaine distance. »

Rompre l’isolement
Alors, pour répondre aux maux de l’isolement, un groupe appelé « cellule de convivialité » a été créé. Si bien qu’aujourd’hui, 200 seniors peuvent discuter au téléphone avec des agents municipaux. « Beaucoup d’entre eux, habitués à fréquenter nos ateliers sportifs et à participer aux sorties culturelles, se retrouvent coupés de tout. Cet isolement est une épreuve pour ce public », souligne Patricia Ulloa, directrice générale adjointe des services en charge du département Solidarités et proximité, avant de conclure : « Le pôle Social a dû se réorganiser pour maintenir ses missions en direction des populations les plus fragiles. Mais le travail des équipes du maintien à domicile, mené tout au long de l’année, a permis de repérer rapidement les personnes ayant besoin d’aide. »

Pour toute demande de soutien : ccas@ville-pantin.fr.

Solides ensemble


Regroupées à l’occasion de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19, des associations de la ville, emmenées par Têtes grêlées, avancent dorénavant sous le drapeau de Solid-19. L’objectif du nouveau collectif : répondre à l’urgence sociale dans tous les quartiers de la ville. Article de Alain Dalouche.

Sylla Wodiouma, président de l’association Têtes grêlées, en est certain : la crise sanitaire actuelle n’a fait qu’accélérer la création de Solid-19. Ce collectif avait en effet été imaginé le 30 novembre dernier, à la faveur d’une semaine dédiée à la solidarité rassemblant de nombreuses organisations non lucratives. « À ce moment-là, j’avais proposé de créer un réseau d’associations humanitaires pour échanger des informations, explique le président. L’actualité sanitaire a précipité ce besoin d’organiser des initiatives solidaires. Avec Thibaut du collectif Traces, nous avons donc mis en place un collectif regroupant des associations de la ville : Équité, solidarité et partage, Espoir et dignité, Rugby Olympique de Pantin, Pantin Family, Pierre de Lune… La liste ne cesse de s’allonger ! »

Dons en espèces et en nature
Dès le départ, l’affaire est rondement menée et le nom vite trouvé : Solid-19. Une semaine après l’annonce du confinement, des familles précaires sont identifiées pour recevoir des paniers alimentaires, dont certains sont achetés auprès de La Butinerie, et des produits de première nécessité. Parallèlement, le collectif organise des appels aux dons. Une affiche est ainsi placardée dans toute la ville et une cagnotte Leetchi est créée. Le 9 avril, une trentaine de familles aux Courtillières et une quinzaine aux Quatre-Chemins bénéficient déjà d’une aide.
Mais comment participer ? Solid-19 organise des collectes et reçoit les dons (gel, savon, masques, gants, combinaisons, lingettes, couches, lait pour bébé, biberons, pâtes, riz, conserves, lait, farine, biscuits) à l’Espace Pailler les lundi, mercredi, vendredi, de 14.30 à 16.30. Évidemment, les gestes barrières préconisés par le gouvernement sont respectés : tous les produits sont « mis en quarantaine » avant leur distribution et des protections sont utilisées lors de leur manipulation.  

Plus d’informations : tetesgrelees@yahoo.com ou 06 66 75 27 31
Pour déposer des dons : Espace Pailler, 42, avenue Édouard-Vaillant. Les lundi, mercredi et vendredi de 14.30 à 16.30.
Cagnotte Leetchi : bit.ly/2WZzigf

La Croix-Rouge à la mode italienne


Avec la mise en place d’un nouveau dispositif, la réponse locale et nationale de La Croix-Rouge s’est inspirée du modèle italien.

C’est un fait : la crise sanitaire et sociale provoquée par la pandémie de Coronavirus a permis de développer des solidarités locales, nationales et même internationales. La Croix-Rouge italienne, dont le pays a violemment été touché par le virus avant la France, a ainsi partagé son expérience avec l’antenne hexagonale qui, le 20 mars, a lancé le dispositif La Croix-Rouge chez vous. « Ce plateau téléphonique avait pour but de répondre au souci d’isolement. Les personnes appelaient d’abord pour acheter à bas prix un colis de produits de première nécessité. Mais cet achat était prétexte à prêter une oreille attentive aux personnes dans le besoin », précise Mounir Khalil, responsable de l’unité pantinoise. Pendant le confinement, les actions traditionnelles de l’association se sont poursuivies, notamment les maraudes. « Le confinement a rendu la vie des SDF encore plus pénible. Pour eux, faire la manche ou trouver des petits boulots n’était plus possible. Cette population s’est donc retrouvée encore plus affaiblie. Tous les jours, un équipage de la Croix-Rouge a ainsi sillonné les routes du département. Notre antenne intervenait le jeudi soir », conclut Mounir Khalil.

Le bénévolat comme une évidence


Magali, libraire de 39 ans actuellement au chômage partiel, s’est portée bénévole au Secours Populaire dès le début du confinement. Chaque samedi, elle participe à la distribution alimentaire. Rencontre avec Guillaume Gesret.

Quand, le 16 mars, elle s’est retrouvée au chômage partiel suite à l’annonce de la fermeture des commerces « non essentiels », Magali a refusé de se replier sur elle-même. « J’ai voulu faire quelque chose de concret, au service des autres. J’ai donc pris contact avec les équipes du Secours Populaire dont les locaux ne sont pas très loin de chez moi. » La libraire de 39 ans avait toujours dit qu’elle donnerait de son temps, un jour ou l’autre, à une association caritative. Comme beaucoup, elle repoussait l’échéance à cause de son métier, très accaparent, et de sa vie personnelle, prenante. A la mi-mars, le jour était venu. La crise sanitaire l’avait imposé.
En se présentant dans les locaux du Secours Populaire, les habitués l’ont accueillie chaleureusement et l’ont remerciée de prendre le relais des bénévoles retraités, obligés de rester chez eux durant la pandémie. Depuis, Magali se mobilise chaque samedi, du matin jusqu’à la fin de l’après-midi, pour assurer la distribution alimentaire. « Je me sens très bien protégée avec les masques et les gants quand je suis dans les locaux du Secours Populaire. J’ai plus peur quand je dois faire mes propres courses au supermarché. »

Forte affluence
Depuis le début du confinement, Magali a vu la file d’attente s’allonger devant la porte de l’association. « J’ai été très impressionnée par la capacité d’adaptation des équipes. La rapidité avec laquelle les bénévoles ont su répondre aux besoins est impressionnante. » Geneviève Muscat, présidente de l’antenne pantinoise, précise : « La distribution alimentaire concerne non plus 120 familles par semaine, mais plus de 160 à présent. Les personnes qui ont des petits boulots - du bricolage, de la manutention sur les marchés ou bien des ménages à droite à gauche - n’ont plus de ressources. »
Quand la cadence de distribution ralentit un peu au cours de la journée, Magali prend le temps de discuter avec celles et ceux qui en manifestent l’envie. « Pour certains bénéficiaires, c’est la seule sortie de la semaine. Lors du week-end de Pâques, plusieurs personnes m’ont dit qu’elles étaient contentes que le Secours Populaire leur donne du chocolat. C’est un détail, mais cela n’a rien d’anodin », conclut la jeune femme. 

En cuisine pour les soignants

Comme tous les commerces dits « non essentiels », le restaurant Les Pantins a dû baisser le rideau mi-mars. Pourtant, en cuisine, les fourneaux restent allumés par solidarité envers le personnel soignant. Chaque semaine, une centaine de repas confectionnés par le chef Walid Sahed partent ainsi de la rue Victor-Hugo en direction de l’hôpital Lariboisière. Article de Tiphaine Cariou.

Créé juste après l’annonce du confinement, le collectif citoyen #G_besoin_2 a mis en place un réseau d’entraide qui fournit notamment des repas à un personnel hospitalier débordé. Depuis maintenant 50 jours, une trentaine de cuisiniers d’envergure – dont Walid Sahed, chef des Pantins, le restaurant bistronomique de la rue Victor-Hugo – concoctent chaque semaine entre 5 000 et 9 000 repas, qui sont ensuite livrés aux hôpitaux parisiens. Une initiative rendue possible grâce à l’argent récolté via le hashtag #protegetonsoignant, créé par un collectif d’artistes, d’entrepreneurs et de citoyens qui a orchestré une levée de fonds s’élevant actuellement à plus de 2 millions d’euros.

La cuisine, un art solidaire
Walid Sahed a été l’un des premiers chefs à répondre à l’appel. « Je n’ai pas hésité une seconde ! Les premiers jours, le temps que cela s’organise, je faisais un peu tout : j’allais chercher les denrées, j’élaborais les repas, puis je les livrais moi-même dans les hôpitaux à un personnel soignant très reconnaissant. C’était très émouvant », confie-t-il.
Toutes les semaines, dans la cuisine des Pantins, sont ainsi préparés, à l’abri des regards, entre 80 et 150 repas qui sont ensuite distribués à l’hôpital Lariboisière. Au menu, de bons petits plats mijotés (curry de canard, poulet sauté chasseur…) qui ne badinent pas avec le plaisir. « En cuisine, précise Walid Sahed, les règles d’hygiène sont strictes et l’équipe volontairement réduite afin d’éviter au maximum les risques de propagation du virus. Derrière les fourneaux, on retrouve toujours les mêmes personnes, des voisins restaurateurs qui vivent à deux pas du restaurant. »

Un peu de douceur
En solidarité avec le monde médical, l’enseigne gourmande Ernest & Valentin – dont l’une des sept boulangeries a ouvert place Olympe-de-Gouges il y a 2 ans – a eu envie de chouchouter les soignants. Et ce, malgré une inévitable baisse du chiffre d’affaires. Après l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis, le centre municipal de santé Cornet et la maison de retraite La Seigneurie ont reçu, fin mars, une farandole de mini-viennoiseries à l’heure du petit déjeuner. « Cela nous semble normal de participer à l’effort collectif et de remercier les soignants pour tout le travail qu’ils fournissent. Si cela peut rendre leur quotidien un peu plus joyeux, c’est le principal », explique Bradley Lafond, l’un des deux frères créateurs d’Ernest & Valentin.

Les Pantinois passent à l’action !


Mots et dessins adressés aux personnes âgées, courses et coups de fil quotidiens… Partout dans la ville, les Pantinois tentent de remédier, avec les moyens du bord, aux maux provoqués par le confinement. Zoom sur un élan de solidarité sans précédent. Article de Hana Levy.

Pas question de rester douillettement à la maison sans rien faire alors que d’autres, dehors, risquent leur vie ! Tel est le credo de cet élan solidaire qui a fédéré, dès le début de la crise générée par le Covid-19, un faisceau de bonnes volontés. À Pantin, des dizaines d’habitants se sont ainsi mobilisés et ont retroussé leurs manches. Certains, devenus bénévoles aux côtés des associations de la ville, aident à la distribution de denrées alimentaires aux plus démunis ou téléphonent à des personnes âgées. D’autres portent des repas faits maison aux SDF ou confectionnent des masques et gâteaux pour le personnel soignant. « Nous sommes tous concernés et donc tous solidaires. Comme si cette crise nous ramenait à l’essentiel », explique Dominique qui, tous les jours, fait les courses pour ses voisins âgés.
Du côté des commerçants, Antoine, le marchand de vélo du canal, répare gratuitement les bicyclettes des soignants à toute heure de la journée ou leur en prête.

Ces petits rien qui sont tout
Cette solidarité se loge également dans de micro-gestes. Inventifs et créatifs, les Pantinois multiplient les petites attentions qui permettent de trouver le temps moins long et de se sentir moins seul. Autorisations de sortie imprimées mises à disposition à l’entrée d’une copropriété, groupe WhatsApp créé par les résidents d’un immeuble pour se rendre des services en ne laissant personne isolé, concerts spontanés donnés depuis les fenêtres, comédienne qui déclame des textes au balcon… Jeannette a même eu la surprise de découvrir une dizaine de ses voisins qui, prévenus par sa fille, lui ont souhaité son anniversaire depuis leurs fenêtres.
Lauren et ses filles déposent, quant à elles, à la porte des personnes âgées de leur entourage des galets peints sur lesquels elles écrivent des mots doux… « Une manière de se sentir utile et de donner un sens au confinement », affirment-elles.

Le réseau fait la force
Diane Gaignault et Elisa Palmer, fondatrices de Pantin family, ont fait le choix de s’appuyer sur leur réseau, fort de 5 000 membres, pour distribuer du matériel de protection, des masques et des colis alimentaires aux soignants et aux personnes les plus exposées à la crise sanitaire et sociale liée au Covid-19. « Nous avons récolté, grâce à notre cagnotte solidaire, 8 000 euros. Nos bénévoles et toutes les petites mains de notre réseau ont également déployé beaucoup d’énergie depuis le début de la crise. Cela nous a permis de fournir plusieurs hôpitaux du département, l’EHPAD La Seigneurie et la caserne de pompiers en matériel de protection et en denrées alimentaires. Voir que, dans une ville comme Pantin, au sein du département le plus pauvre de France, il y a non seulement une réelle mobilisation financière mais aussi une implication citoyenne massive, ça fait chaud au cœur ! », concluent-elles.