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Jeunesse

Construire son projet professionnel avec la Mission locale de la Lyr

Et si vous profitiez de l’été pour pousser les portes de la Mission locale de la Lyr ? Accueillant les jeunes de Pantin, du Pré-Saint-Gervais et des Lilas, cette association, qui voit ses moyens augmenter, a pour mission d’accompagner les 16-25 ans sortis du système scolaire dans leur recherche de formation et d’emploi.
Article de Guillaume Gesret, publié dans Canal n°298, juillet-août 2021.

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C’est un fait : la crise sanitaire a fragilisé les jeunes tout juste sortis du système scolaire, qu’ils aient un diplôme ou non. « Nos enquêtes le montrent clairement : 30 % d’entre eux ne font qu’un repas par jour », glisse Laurent Gaillourdet, le directeur de la Mission locale de la Lyr. Ceux qui, jusque-là, réussissaient à trouver des petits boulots dans l’hôtellerie-restauration, ou sur le bassin d’emploi de Roissy, se sont en effet retrouvés, durant les mois de confinement, dans une impasse. « Nous sommes particulièrement à l’écoute de ces jeunes qui ne parviennent pas à se raccrocher à un projet professionnel et nous avons des solutions pour les projeter vers l’emploi. L’État et les collectivités locales, partenaires de notre association, nous donnent des moyens pour atteindre nos objectifs. »

Davantage de moyens

Preuve de ce que Laurent Gaillourdet avance : la structure qu’il dirige est en train de recruter des salariés et vient de s’installer dans de nouveaux locaux afin d’accueillir deux fois plus de bénéficiaires de la Garantie jeunes. « Nous allons également vers les 16-25 ans en communiquant sur Instagram et en nous rendant dans les lieux qu’ils fréquentent car nous les savons très volatiles. » Là, le directeur et son équipe expliquent sans relâche que l’association peut les aider à reprendre confiance et à entrevoir des opportunités dans le BTP, la grande distribution, l’aide à la personne ou encore la vente.
Salim Didane, adjoint au maire en charge du Développement territorial, de l’Emploi, de la Formation et de l’Économie sociale et solidaire, résume : « La mission locale est connectée aux entreprises du territoire et elle sait identifier les besoins en recrutement, stage ou contrat en alternance. Cette association n’est d’ailleurs pas réservée aux seuls jeunes qui galèrent : elle répond à tous ceux qui veulent se projeter dans un avenir professionnel. »

Informations pratiques :

  • Mission locale de la Lyr
    • 7-9, avenue de la Liberté
    • Ouvert tout l’été, du lundi au vendredi de 9.00 à 17.00
    • Pour plus d’informations et prendre un premier rendez-vous :
      - Formulaire à remplir en ligne sur le site internet de la Mission locale de la Lyr
      - ou par téléphone au 01 48 43 55 02

Aider les entreprises à recruter, c’est leur métier

Quand Rachid Addi a eu besoin d’embaucher des équipiers pour ouvrir un fast-food au sein de la galerie commerciale Hoche, il a immédiatement eu le réflexe de faire appel à la mission locale. De son côté, l’association a saisi la balle au bond en présélectionnant une quinzaine de candidats et en organisant, dans ses locaux, un job dating en présence du gérant de la franchise. « Les équipes ont été très professionnelles. Elles ont réagi vite et ont même pris en charge les billets de train pour que les jeunes retenus puissent suivre une formation de deux semaines à Toulouse », rapporte-t-il. Lundi 31 mai, le restaurant ouvrait avec, en cuisine et derrière les caisses, six jeunes salariés sélectionnés par l’association.
Pour l’entrepreneur de 29 ans, leur donner une chance était une évidence, pourvu qu’ils soient « motivés et à l’heure ». D’ailleurs, il avait déjà fait appel à la mission locale lors d’un précédent recrutement. « Je n’ai pas été déçu : les plus impliqués sont toujours avec moi. »

Information pratique :

Les entreprises ayant besoin des services de la mission locale peuvent écrire par mail à Sarah Lhuillier, chargée des relations avec les entreprises :  slhuillier.mllyr@gmail.com

La promesse d’un accompagnement renforcé

Bientôt, à Pantin, ils seront 400 (au lieu de 200 actuellement) à bénéficier de la Garantie jeunes. Lancé en 2013, généralisé en 2017 et renforcé à la faveur de la crise sanitaire, ce dispositif s’adresse aux 16-25 ans déscolarisés, éloignés de l’emploi et en situation de précarité. En signant un contrat qui les engage pour un an, ils ont accès à des ateliers collectifs, à des entretiens individuels et à des stages en entreprise. « En cumulant des expériences professionnelles et en intégrant un groupe qui crée de l’émulation, nous sommes persuadés qu’ils peuvent obtenir un emploi. Pour les aider à passer cette période de remobilisation, ils touchent une allocation mensuelle de 497 euros », détaille Laurent Gaillourdet.
Tamara, suivie l’année dernière, résume : « J’ai davantage confiance en moi et, grâce aux ateliers collectifs, j’ai appris à m’exprimer en public. » Léo, son camarade de promo, ajoute : « Lorsque j’ai quitté la fac, je n’arrivais pas à trouver de stage, ni de contrat d’apprentissage. Ce dispositif m’a permis d’être plus serein financièrement et de trouver ma voie : j’ai été embauché en alternance par une société informatique. Aujourd’hui, je développe des applications. »

Information pratique :

Pour bénéficier de la Garantie jeunes : prenez un premier rendez-vous sur le site internet de la Mission locale de la Lyr, vous serez ensuite reçus dans la semaine.