Équipe municipale

La nouvelle équipe municipale compte dans sa majorité 36 membres dont 27 élus en charge d’une délégation, c’est-à-dire d’une politique publique précise à impulser. Afin de donner cohérence et efficacité à l’action municipale, les élus délégués vont travailler en pôle (ou groupe thématique). Par ailleurs, six d’entre eux piloteront des délégations transversales. Enfin, parmi ces 33 élus, un certain nombre s’est vu confié une délégation au conseil communautaire d’Est Ensemble. Présentation des parcours et des feuilles de route de chacun de ces élus en charge.

En 2020, Canal a dressé les portraits des 16 adjoints au maire et 11 conseillers municipaux délégués, issus de la liste La gauche et l’écologie pour Pantin élue le 15 mars 2020 lors du premier tour des élections municipales. Nommés au terme du confinement, ils travaillent au sein de dix pôles thématiques et de six délégations transversales. Objectif de cette organisation de l’exécutif municipal : apporter de la cohérence et de l’efficacité dans chacune des politiques publiques qui seront conduites localement six ans durant.
 

Mathieu Monot : l’architecte des transitions

Mathieu Monot a reçu le goût de la politique en héritage. Tombé dans la marmite très jeune, avec un père adjoint au maire à Gonesse (Val-d’Oise), il s’engage au Parti socialiste à sa majorité. À 21 ans, l’étudiant en histoire devient un collaborateur de Claude Bartolone, alors député de la circonscription de Pantin. « Je venais de m’installer dans la ville pour me rapprocher de la Sorbonne où je suivais un master », se souvient-il. Quelques années plus tard, Mathieu Monot s’impose au poste de chef de cabinet de son mentor lorsque celui-ci se hisse au perchoir de l’Assemblée nationale.
En 2014, son engagement politique le conduit sans surprise dans l’équipe municipale de Bertrand Kern, autre proche de Claude Bartolone. Nommé adjoint au maire délégué à la Qualité de l’espace public et à la Démocratie locale, le jeune élu, alors âgé de 27 ans, envisage la politique à l’aune des transitions et entreprend de végétaliser l’espace public, de rénover les parcs, de promouvoir la place du vélo… Pour chaque projet, il prend soin d’associer les Pantinois aux prises de décision. La démocratie participative est un point cardinal pour Mathieu Monot et en aucun cas un gadget démagogique. Il participe ainsi au lancement des budgets participatifs de la ville, « avec un succès qui est allé au-delà de nos espérances », précise-t-il.

« Le pari d’une ville équilibrée »
À 33 ans, devenu papa, cadre d’une grande entreprise française et patron du PS en Seine-Saint-Denis, il repart pour un deuxième mandat aux côtés du maire de Pantin. Son portefeuille de premier adjoint délégué au Développement urbain durable, aux Écoquartiers, à l’Innovation par la commande publique et à la Démocratie locale le place au centre des enjeux. Trois interrogations lui servent de boussole pour déterminer les actions à mener : « En quoi nos politiques publiques sont-elles bonnes pour la planète ? Sont-elles accessibles à tous et sont-elles construites avec les habitants ? » C’est à travers ce « tamis » que Mathieu Monot va suivre de près les dossiers de l’écoquartier situé derrière la gare et des transformations des Quatre-Chemins et de la dalle de l’Îlot 27. « Ces mutations ne doivent pas se faire au détriment des populations modestes. Nous souhaitons que Pantin reste une ville populaire aux portes de Paris, nous n’avons pas vocation à être le Issy-les-Moulineaux du 93 où le prix du marché immobilier finit par chasser les habitants les plus humbles. C’est ainsi que nous tiendrons le pari d’une ville équilibrée », conclut-il.

Jocelyne Chatron : tout pour la démocratie participative

L’interpellation citoyenne, Jocelyne Chatron l’a pratiquée tous azimuts lorsqu’elle siégeait au conseil de quartier du Petit et du Haut-Pantin. « À mon arrivée dans cette ville il y a onze ans, raconte-t-elle, j’ai été tirée au sort et j’ai accepté de faire partie du conseil de quartier. Je n’ai pas cessé de solliciter les services et les élus pour faire avancer les projets. » Avec une poignée d’habitants, cette directrice de communication qui fait carrière dans le milieu hospitalier s’est mobilisée pour ouvrir un jardin partagé, proposer des cours de vélo pour adultes, exiger la propreté des rues, occuper les enfants qui ne partent pas en vacances… Elle, qui avait l’habitude jusque-là de s’investir pour de grandes causes humanistes, a pris goût à l’action locale. « Cette expérience très concrète m’a appris à monter des projets à l’échelle d’un quartier, à comprendre les rouages administratifs et politiques d’une commune », précise l’élue.

« Une attention particulière pour les invisibles »
Durant ses années d’engagement citoyen, Jocelyne Chatron s’est rapprochée du groupe Europe-Écologie-Les-Verts (EELV) qui l’a invitée à participer à la campagne municipale. À l’issue de celle-ci, cette femme de 60 ans a été pour la première fois de sa vie nommée conseillère municipale. Sa délégation, dédiée à la Co-construction et à l’Interpellation citoyenne, l’amène à travailler en étroite collaboration avec Mathieu Monot. « Nous nous engageons dans un projet de fabrique de la citoyenneté, dans la continuité des instances de démocratie participative déjà en place, explique-t-elle. J’aurai une attention particulière pour les “invisibles”, autrement dit les moins impliqués dans la vie de la cité mais aussi les plus fragilisés. »

Mirjam Rudin : la transition écologique, c'est maintenant ! 

Avant d’explorer le champ politique, Mirjam Rudin a labouré le terrain associatif. Cette femme de 53 ans, dont le prénom se prononce Miriam, promeut, depuis 5 ans au sein de l’association Écobul, la transition écologique, invite les habitants à consommer autrement et à développer des solidarités nouvelles. « Je vis à Pantin depuis bientôt trente ans mais je suis née en Suisse où j’ai été sensibilisée très jeune à l’environnement. Aujourd’hui, je propose à chacun d’être, à sa mesure, dans l’action. Je suis convaincue que nous pouvons construire tous ensemble une ville plus solidaire et plus durable. »
À force d’impulser des initiatives citoyennes et écologiques, Mirjam Rudin et une partie de ses camarades d’Écobul ont eu envie d’aller plus loin en formulant un projet « plus politique » pour la commune. « J’ai ainsi rejoint l’équipe locale d’Europe-Écologie-Les Verts dans le but de donner de la visibilité et du poids à nos idées. Nous avons ensuite décidé de faire liste commune avec celle de Bertrand Kern... »

« Apporter des idées innovantes »
À la tête du pôle Nature en ville, Mirjam Rudin entend « planter massivement des arbres dans les rues trop minérales, végétaliser les cours de récréation, développer les jardins partagés et augmenter la part du bio dans les cantines ». Cette mère de trois enfants aimerait également convaincre les habitants que la piétonnisation de la rue Hoche serait une bonne chose et qu’il est indispensable de réduire la place de la voiture à Pantin.
Les obstacles qui l’attendent ne lui font pas peur. « Je suis responsable d’équipe à Pôle emploi, j’ai l’habitude de mener des combats difficiles. » Car elle en est persuadée : la mutation écologique est possible et doit se faire maintenant. « Notre travail, durant ce mandat, va consister à apporter des idées innovantes, à en débattre avec les citoyens pour qu’ils les portent avec nous. »

Pierric Amella : tout pour l’environnement

C’est avec ses yeux d’architecte-urbaniste qu’il a découvert Pantin. Pierric Amella a en effet travaillé, pendant cinq ans, dans une agence en charge de l’aménagement de la ZAC du Port. « Cette ville m’a plu. Il y a quatre ans, j’ai choisi de m’y installer. C’est une décision que je ne regrette pas », confie celui qui a grandi en pleine nature dans les Cévennes. Convaincu qu’il est urgent d’agir pour l’environnement, le trentenaire a également décidé, ces derniers mois, de changer de métier. « Pour pouvoir construire une ville sobre et lutter contre la précarité énergétique, j’ai choisi de rejoindre un office d’habitat social pour mener des opérations de rénovation énergétique. Ce changement correspond à une recherche de sens dans ma vie professionnelle. »

« Je crois en l’intelligence collective »
Sa volonté d’agir pour la planète l’a parallèlement amené à prendre la carte du parti Europe-Écologie-Les-Verts. « L’action politique est nouvelle pour moi, elle permet de mettre en œuvre collectivement des idées. Je crois en l’intelligence collective. » Le conseiller municipal souhaite ainsi co-élaborer avec les habitants et les associations les mesures qui permettront de réduire les émissions de carbone à Pantin. « Afin d’améliorer la qualité de l’air, nous devons par exemple mieux isoler les bâtiments pour réduire les factures de chauffage et nous devons donner la priorité aux piétons et aux cyclistes dans l’espace public pour diminuer les gaz d’échappement », conclut-il.

Hervé Zantman : une vie sous le signe de l’école

« J’ai appris à lire et à compter à Pantin », déclare, en préambule, Hervé Zantman dans un sourire quasi enfantin. Ce gamin des Courtillières, qui a grandi au Serpentin, est rapidement devenu un bon élève, admis à 15 ans à l’école normale afin de devenir instituteur, comme on disait à l’époque.
Pour sa première rentrée en 1976, il choisit d’enseigner à Pantin. Il y fera une bonne partie de sa carrière et deviendra directeur d’école. Ses valeurs campées à gauche l’amènent à fréquenter les rangs de la CFDT, puis du Parti socialiste dans les années 80. Il attendra 2008 pour s’engager dans la vie politique municipale. Hervé Zantman devient alors conseiller municipal délégué à la Petite enfance dans l’équipe de Bertrand Kern. « J’ai découvert que le temps municipal n’est pas le même que le temps du citoyen. Il faut de la patience pour faire aboutir les projets, on ne crée pas des places de crèche en un claquement de doigts. »

« Nous serons toujours à l’écoute de la communauté éducative »
En 2014, il prend en charge les affaires scolaires. Un dossier qu’il connaît sur le bout des doigts. Partisan de la loi Peillon, il s’applique à mettre en place la semaine de quatre jours et demi et les Temps d’activités périscolaires, destinés à réduire les inégalités. « La loi était ambitieuse, mais l’État ne nous a pas donné les moyens suffisants pour relever ce défi. A peine au pouvoir, le gouvernement Philippe a saboté la loi Peillon. » En cette rentrée 2020, les écoles de Pantin sont donc revenues à la semaine de quatre jours. Dans les prochains mois, la municipalité va poursuivre ce dialogue en organisant les Assises de l’éducation qui réuniront, autour d’une même table, tous les acteurs du monde éducatif. « L’Éducation est une priorité à Pantin. Je tiens à dire que l’école publique fonctionne bien dans notre commune. Les équipes sont très compétentes et motivées. De notre côté, nous serons toujours à l’écoute de la communauté éducative dans l’intérêt des petits Pantinois. »

Marc Langlade : le défi du mercredi

Il fait partie des « nouvelles têtes » de l’équipe municipale. Pour l’exercice imposé du portrait, Marc Langlade nous indique qu’il est le benjamin des élus socialistes. Agé de 33 ans, l’élu est à l’image de ces jeunes parents fraîchement arrivés et qui découvrent les écoles et les centres de loisirs de la ville. « Cela fait quatre ans que je suis installé à Pantin avec ma femme et ma fille », précise-t-il.
Marc Langlade se dit flatté d’avoir été choisi par Bertrand Kern pour prendre en charge les dossiers du périscolaire. « C’est une lourde tâche, surtout quand on sait l’attachement de la municipalité à ces questions. »
Dès les premières phrases, on comprend que le socialiste n’est pas un novice en politique. Et son parcours le confirme. Après des études à Sciences Po Lyon, il débute sa carrière en tant qu’assistant parlementaire de Claude Bartolone à l’Assemblée nationale. Après une expatriation en Afrique du Sud, où il a suivi sa femme, il revient à Pantin et rejoint la collectivité Est Ensemble. 

« Associer les familles à la vie des centres de loisirs »
À la rentrée, Marc Langlade est pleinement entré dans le vif du sujet. « Un des objectifs de la municipalité est d’associer les familles à la vie des centres de loisirs. Avec le retour à la semaine de quatre jours, l’articulation entre le temps scolaire et les activités périscolaires, mais aussi les activités proposées le mercredi, sont au cœur de nos réflexions. » 

Nadine Castillou : citoyenneté, j’écris ton nom

Dans l’équipe municipale, Nadine Castillou fait partie des élus qui ne sont pas rattachés à un parti politique. « Je n’ai pas d’étiquette. J’appréhende la vie démocratique avec la liberté d’une simple citoyenne. » Cette Pantinoise de 50 ans a découvert le « jeu » politique en agissant au sein du collectif Générations engagées qui cherche à développer la citoyenneté dans tous les quartiers, quelles que soient les origines sociales, la couleur de peau ou la langue maternelle des habitants. « Moi qui ai grandi dans un petit hameau près de Toulouse, j’ai découvert et aimé la mixité sociale quand je suis arrivée à Pantin, il y a bientôt vingt ans. La richesse culturelle émanant des différentes populations qui se mêlent ici est importante pour moi. C’est aussi un réel atout pour cette ville. »

« Porter la parole des autres »
C’est en 2014 que Nadine Castillou entre au conseil municipal après avoir soutenu Bertrand Kern lors de la campagne électorale. Cette fonctionnaire du ministère des Finances apprend très vite les rouages de la vie municipale et relaye les attentes de ses concitoyens « Un élu est là, selon moi, pour porter la parole des autres et tenter de trouver des solutions. Toutefois, quand on est à l’intérieur, on comprend que le maire ne peut pas tout mais il faut l’expliquer : un élu doit faire preuve de pédagogie. »
À l’aube de ce nouveau mandat, Nadine Castillou le promet : l’équipe municipale poursuivra ses efforts pour proposer des solutions d’accueil aux enfants de moins de trois ans. « L’objectif est d’atteindre les 40 % de réponses favorables aux demandes de place en crèche », précise-t-elle. L’adjointe au maire désire aussi s’adresser aux adolescents. « Les structures municipales vont continuer à développer les initiatives en faveur des collégiens et des lycéens », conclut-elle.

Abel Badji : la dynamique du vivre-ensemble

Tous les matins, sans exception, Abel Badji effectue son jogging le long du canal. À 55 ans, c’est son secret pour se maintenir en forme. La condition sine qua non pour faire face à des semaines intenses. Car cet ingénieur en informatique ne se contente pas de bien faire son travail et de s’occuper de ses quatre enfants. Depuis qu’il est arrivé à Pantin, en 2000, il s’implique dans la vie de la paroisse Saint-Germain où il participe à des actions en direction des sans-abris. Abel Badji donne également de son temps à une association venant en aide à des ressortissants sénégalais confrontés à des difficultés sociales. « J’ai toujours tendu la main aux personnes fragiles. Au Sénégal, quand j’étais étudiant, je militais déjà très à gauche. »

« Les clubs sportifs sont des lieux de rencontre essentiels »
En 2008, deux ans après avoir été naturalisé Français, Abel Badji, qui a déjà sa carte au PS, accepte d’endosser le costume de conseiller municipal. Au bout de trois ans, Bertrand Kern lui propose de reprendre la délégation des sports. « Le sport m’intéresse car les clubs sportifs sont des lieux de rencontre essentiels au vivre-ensemble. Des gens très différents s’y croisent et s’apprécient en dépit de leurs différences sociales, sexuelles, raciales, d’âge… »
Chaque semaine, l’élu consacre plusieurs heures à écouter les responsables sportifs mais aussi les Pantinois en quête de sport et à « trouver des budgets » pour la rénovation des équipements et l’accompagnement des clubs dans leurs projets. Un travail qui paye : la fusion des clubs de football de la ville et la rénovation du stade Charles-Auray figurent en effet au palmarès du mandat précédent. Son prochain challenge ? Faire en sorte que la halle sportive de la rue Kléber ouvre ses portes en 2024.

Élodie Salmon : jeunesses sans frontières

Être jeune à Pantin, Élodie Salmon sait parfaitement ce que cela veut dire. Elle a en effet posé ses valises dans la ville en 2007. Alors âgée d’une vingtaine d’années, l’étudiante, qui a grandi dans une « banlieue lointaine » de la grande couronne parisienne, souhaitait se rapprocher des bancs de la fac d’histoire-géographie. Tombée amoureuse de sa ville d’adoption, elle ne quitterait désormais Pantin pour rien au monde.  « Ici, tout ce qu’a à offrir la capitale est à notre portée. C’est l’un des messages que nous souhaitons faire passer aux jeunes : dépasser les frontières du quartier, de la ville, du pays… mais aussi les frontières mentales pour ne rien s’interdire et dépasser ses horizons. »

« S’engager localement dans des actions de solidarité »
En 2014, la militante socialiste est entrée dans l’équipe de Bertrand Kern avec, pour mission, de répondre aux attentes des jeunes, de les aider à construire leurs projets et de les rendre plus autonomes.
Aujourd’hui docteure en histoire, la jeune maman a quitté les salles de classe de l’université pour enseigner dans celles des collèges et lycées de Seine-Saint-Denis. Les aspirations des jeunesses ? Elle les connaît bien ! « Lors du confinement, nous avons vu beaucoup d’entre eux s’engager localement dans des actions de solidarité. Nous devons les encourager à devenir ces citoyens-là. » 

Salim Didane : agitateur d’idées

Salim Didane se définit comme un activiste de l’écologie et de l’égalité. « L’écologie est indissociable de sa vocation sociale. Elle permet de lutter contre les inégalités », pose-t-il en préambule. Ce credo, il l’a mis en application, dès 2003, en s’investissant dans la création, à Pantin, de la première AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) d’Île-de-France. « Ce modèle émergeait à peine en France. Nous l’avons développé. D’autres initiatives de l’économie sociale et solidaire ont suivi. » C’est que Salim Didane s’est également mobilisé au sein de l’association Ecobul pour « fédérer une communauté agissante, porteuse d’initiatives durables et responsables ».
Ce militant dans l’âme aime « remuer » au sein des collectifs. « Je me suis impliqué sur les questions relatives à l’éducation. Avec d’autres parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, nous nous sommes battus pour obtenir davantage de moyens pour l’école publique. En 2010, nous avons même porté plainte contre le ministre de l’Éducation de l’époque, Luc Chatel. »

« Créer de nombreux emplois »
Aujourd’hui, Salim Didane fait ses premiers pas en politique. « C’est la suite logique de mon itinéraire. J’ai construit ma carrière professionnelle et mes combats dans le milieu associatif. La politique est une manière de faire bouger les choses à un autre niveau. » Le nouvel adjoint souhaite ainsi promouvoir les acteurs de la mode responsable, de l’alimentation durable, de la transition énergétique et de l’insertion, un secteur auquel des assises seront dédiées en 2021. « Cette économie de la sobriété et de l’inclusion devrait créer de nombreux emplois qui profiteront aux Pantinois. »
Pour atteindre ses objectifs, il se place comme un facilitateur, capable de mettre en relation, de recueillir les idées et de co-construire un écosystème qui réunit les acteurs du privé et du public.

Zora Zemma : la bosse du commerce

En retraçant son parcours, Zora Zemma se rend compte qu’elle a, de tout temps, été une citoyenne engagée. « J’ai toujours aimé défendre les autres. Au collège déjà, j’étais déléguée de classe », sourit-elle. Celle qui a grandi à Lyon se décrit comme une fille de prolétaires ayant observé les injustices sociales avant de les combattre. Convaincue que les citoyens doivent – et peuvent – prendre leur destinée en main, Zora Zemma s’est engagée au PS à l’âge de 18 ans. « Quand François Mitterrand a gagné les présidentielles en 81, j’ai sauté dans un train pour fêter la victoire à la Bastille. »
Ses engagements l’amènent à débuter sa carrière dans le domaine de l’insertion par l’activité économique aux côtés de jeunes de la cité des Minguettes à Vénissieux. Quand elle devient mère de famille, installée à Pantin, elle s’engage au sein de la FCPE pour défendre l’école publique.

« Faire ses courses à pied »
Depuis 2016, elle est conseillère municipale déléguée au Développement des commerces. « Ce domaine m’intéresse car c’est un levier pour créer de l’emploi local. J’accompagne les porteurs de projet et je passe mon temps à mettre les gens en relation pour qu’ils développent leurs affaires. » Elle veille aussi, à travers les trois marchés forains de la ville et l’attribution des coques commerciales vides situées en rez-de-chaussée des nouveaux immeubles, à diversifier l’offre et à la revitaliser dans tous les quartiers. « Pour moi, une ville devient agréable quand on dispose d’un choix de proximité et que l’on peut faire ses courses à pied à moins de dix minutes de son domicile. »

Leïla Slimane : l’énergie militante

« Ce qui pourrait me définir serait sûrement l’audace, j’aime bousculer les choses pour avancer et surprendre », prévient Leïla Slimane. Sa vie en témoigne. De retour en France après avoir passé quelques années à Alger durant la « Décennie noire », elle n’a cessé de se battre pour devenir une femme libre, reprendre ses études et passer les concours de la fonction publique. « Après une période difficile, l’ascenseur social a fonctionné et m’a permis une certaine réussite. J’en suis fière. »
En 2012, elle s’engage pour la première fois en politique. Elle rejoint alors la section du PS à Pantin où elle ne connaît pas grand monde. Son franc-parler et son énergie attirent l’attention. Dès 2014, Bertrand Kern lui confie la délégation à l’Enfance.
Professionnellement, après quelques années auprès d’élus du département, dont Gérard Cosme, Stéphane Troussel et Laurent Baron, elle aspire aujourd’hui à poursuivre son parcours au service de l’intérêt général. « À 48 ans, je quitte la vie très intense des cabinets pour reprendre le fil de ma carrière comme cadre dans la fonction publique », annonce-t-elle.

« Développer des initiatives dans les quartiers prioritaires »
Nouvelle délégation, nouveaux projets… sa soif d’action politique reste intacte : « Nous commençons le mandat en augmentant les subventions aux associations pour les aider à faire face à la crise sanitaire. J’invite également les bénévoles à travailler davantage ensemble. Je souhaite enfin mettre à l’honneur tous ceux qui œuvrent dans l’ombre et qui font vivre les associations. » Au sujet de la politique de la ville, qui vise à restaurer l’égalité républicaine et à améliorer les conditions de vie dans les quartiers populaires, l’élue encourage les associations et les collectifs d’habitants à répondre davantage aux appels à projets. « Il existe des budgets en Seine-Saint-Denis pour développer des initiatives dans les quartiers prioritaires. »
Leïla Slimane aimerait également changer l’image des maisons de quartier. « L’idée selon laquelle elles seraient faites pour aider les personnes en grandes difficultés est complètement fausse ! Les maisons de quartier appartiennent à tous les Pantinoises et Pantinois. »

Hawa Touré : rétablir l’égalité des chances  

« J’ai envie de prendre la parole ! Je ne veux pas que quelqu’un parle à ma place », répond Hawa Touré lorsqu’on lui demande la raison pour laquelle elle s’est engagée au sein de l’équipe de Bertrand Kern. Cette femme de 39 ans a le tempérament d’une militante. Dès qu’elle en sent l’urgence, elle manifeste dans la rue pour dénoncer les violences policières et le racisme, autant que pour affirmer la place des femmes et des homosexuels dans la société. « Ma première mobilisation remonte au lycée : nous avions défendu une camarade sans papiers menacée d’expulsion. »
Hawa Touré parle haut et agit concrètement. En 2015, elle fonde l’association Pierre de Lune dans le quartier de son enfance, les Courtillières, pour « donner accès à la culture aux filles et aux mamans du quartier ». « Quand je suis devenue attachée de presse dans une agence de communication parisienne, j’ai constaté que je n’avais pas les codes pour m’intégrer pleinement dans ce milieu. Moi qui ai grandi dans une cité, dans une famille d’origine malienne, j’ai dû combler le fossé culturel qui me mettait à distance de mes collègues. »

« Donner des outils juridiques aux Pantinois »
Aujourd’hui, Hawa Touré est devenue cheffe dans un restaurant parisien et trouve le temps d’être conseillère municipale déléguée à l’Égalité femmes-hommes et à la Lutte contre les discriminations. « Durant ce mandat, j’aimerais que les femmes de Pantin disposent de lieux dans l’espace public pour se retrouver et être accueillies. » La nouvelle élue désire également dire aux populations discriminées que la loi française les protège. « Nous devons donner des outils juridiques aux Pantinois qui sont écartés lors de leur recherche d’emploi et de logement en raison de leurs origines, de leur sexe ou de leur âge… »

Emma Gonzalez Suarez : le logement pour tous

Emma Gonzalez Suarez vit à Pantin depuis plus de 25 ans. Comme beaucoup d’élus, elle s’est d’abord engagée au sein d’une association de parents d’élèves pour accompagner ses enfants dans leur scolarité. Dorénavant, elle se mobilise sur le terrain politique. « J’ai adhéré au Parti radical de gauche en 2010 pour défendre les valeurs de laïcité et d’humanisme qui me sont chères. »
Aujourd’hui, celle qui a grandi à Goussainville dans le Val d’Oise a accepté de devenir adjointe au maire déléguée au Logement. « La ville est très attachée à l’accompagnement des locataires dans leur parcours résidentiel. Avec les bailleurs et le Fonds solidarité logement, nous les aidons à traverser certaines difficultés de la vie. Le logement est une question centrale pour les Franciliens et je crains qu’avec la crise sociale et économique que nous traversons, la situation ne devienne encore plus tendue. »

« Une part de logements sociaux dans chaque nouveau programme »
Emma Gonzalez Suarez a d’ores et déjà commencé à recevoir les Pantinois qui attendent un logement social. « Je dois faire preuve de pédagogie car le nombre de demandes est bien supérieur au nombre de logements vacants et il y a très peu de rotations. C’est pourquoi la municipalité contraint les promoteurs à réaliser une part de logements sociaux dans chaque nouveau projet immobilier. Dans notre ville, ce type d’habitat représente ainsi 38,69 % des résidences principales. Nous développons également des programmes d’accession sociale à la propriété. » Et Emma Gonzalez Suarez de conclure par un regret : « L’offre de logements sociaux serait bien supérieure si toutes les villes menaient la même politique que la nôtre. Hélas, elles préfèrent bien souvent payer des pénalités plutôt que de respecter la loi… »

Nathalie Berlu : l’engagement pour philosophie

Nathalie Berlu s’est engagée aux côtés de Bertrand Kern dès la première heure. Elle est en effet élue depuis qu’il a pris les commandes de l’hôtel de ville en 2001. « Bertrand Kern porte une vision ambitieuse pour Pantin : force est de constater qu’en 20 ans la commune s’est renouvelée. Aujourd’hui, la plupart des Pantinois sont fiers de leur ville. » Après s’être occupée de la Culture et de la Vie associative, la quinquagénaire s’empare d’une nouvelle délégation dédiée à la Qualité et à la Diversité de l’habitat.
Nathalie Berlu, qui est aussi vice-présidente du territoire Est Ensemble, connaît parfaitement les enjeux de la petite couronne parisienne. Elle a grandi à Champigny-sur-Marne, vécu aux Lilas et au Pré-Saint-Gervais, avant de poser ses valises à Pantin en 1995. Aujourd’hui, cette mère de deux grands enfants constate que le parcours résidentiel se complique pour les jeunes générations. « Nous devons aider ceux qui souhaitent rester à Pantin à trouver une offre de logements adaptée à leurs besoins. »

« Éradiquer l’habitat indigne »
Face au prix du mètre carré qui, ces dernières années, a augmenté le long du canal, notamment dans ce qui est désormais appelé le triangle d’or, cette professeure de philosophie défend des mesures visant à diversifier l’offre de logements, et ce, afin de s’adapter à tous les budgets. « Pantin doit être un laboratoire de solutions innovantes. Rue Lakanal par exemple, nous expérimentons le bail réel solidaire, une nouvelle forme d’accession à la propriété à moindre coût. » Elle ambitionne également de réduire l’écart de qualité de l’habitat entre les différents quartiers. « Nous allons poursuivre nos efforts pour en finir avec l’habitat indigne qui, par exemple, persiste aux Quatre-Chemins. Les procédures sont longues et lourdes, mais c’est essentiel. »

Françoise Kern : sur le terrain de la tranquillité publique

L’exercice du portrait mérite de la clarté. C’est pourquoi, d’emblée, Françoise Kern précise : « Être la femme du maire ne me gêne pas dans l’exercice de mon mandat. Je suis dans l’équipe municipale de Pantin depuis 2008. Si la situation était devenue embarrassante, j’aurais quitté le conseil municipal. » Après s’être occupée des questions culturelles dès 2010, Françoise Kern prend en charge la délégation dédiée à la Tranquillité publique en 2014. « Là encore, je suis très à l’aise. Les problématiques de sécurité ne sont pas l’apanage de la droite. Une municipalité de gauche sait être pragmatique en couplant la prévention et le rappel à l’ordre. »
De fait, elle en est en persuadée : le travail en réseau mené par les agents municipaux avec la police nationale, la justice et l’Éducation nationale est la bonne méthode pour réduire les faits de délinquance et les incivilités sur le territoire. Parmi les objectifs de ce nouveau mandat, elle énonce : « Il nous faut renforcer les effectifs de la police municipale, créer un poste mobile qui se déplace dans tous les quartiers, développer les équipes de médiation sur le terrain et accompagner les mineurs dans le cadre du Programme de réussite éducative. »

« Je suis très attachée à ce département »
Docteure en droit public, engagée à gauche depuis ses études, c’est en 2000 qu’elle se décide à prendre sa carte au Parti socialiste. « J’ai franchi le pas après avoir rencontré Bertrand Kern qui, à l’époque, n’était pas encore maire de Pantin. » En 2001, Françoise Kern prête serment et devient avocate au barreau de Seine-Saint-Denis. « Je suis très attachée à ce département : j’y suis née et j’ai grandi à Romainville avant de m’installer à Pantin. » Aujourd’hui, elle partage son temps entre son cabinet d’avocats situé dans le quartier Hoche et son bureau à l’hôtel de ville. « Mon emploi du temps est chargé puisque je préside aussi l’office HLM Pantin Habitat. » Alors, pour se changer les idées, elle aime se rendre au Ciné 104, prendre part à un cours de danse au conservatoire de Pantin et aller voir danser sa fille de 15 ans, élève d’une classe à double cursus au conservatoire de Paris.

Rui Wang : nouveau souffle politique

Rui Wang a appris à parler et à écrire la langue de Molière dans une école élémentaire de Pantin. « J’ai quitté la Chine à l’âge de 7 ans. Quand je suis arrivé, je ne parlais pas un mot de français. » Rui – son prénom se prononce « joué » – ne remerciera jamais assez l’école publique qui lui a permis de poursuivre ses études jusqu’à un master de Gestion, obtenu à l’université Paris-Dauphine. « Je suis également reconnaissant envers la France qui a régularisé ma famille dans les années Jospin. »
Devenu consultant commercial, ce jeune papa, âgé de 33 ans, est engagé sur le terrain associatif depuis plus de dix ans. « J’ai fondé et présidé l’Association des jeunes Chinois de France pour dénoncer le racisme et les agressions à l’encontre de la communauté asiatique en région parisienne. » Rui Wang a porté ses revendications auprès des médias et des autorités. En 2018, il participe, à la veille des élections européennes, à la création d’un nouveau parti politique, Place publique, aux côtés de Raphaël Glucksmann.

« Création d’une fourrière municipale »
« Dans ma famille, on ne s’intéresse pas à la politique. Ce n’est pas dans notre culture. Je me suis engagé pour un meilleur accueil des migrants et pour que les responsables politiques soient un peu plus à l’image de la population française. » Et d’ajouter immédiatement : « Je ne veux pas être réduit à mes origines. »
Aujourd’hui, il est ravi de s’occuper du stationnement et de la vidéo-protection au sein de la nouvelle équipe municipale. Pour son tout premier mandat, Rui Wang propose notamment « la mise en place de solutions de paiement du stationnement à distance et la création d’une fourrière municipale. »

Charline Nicolas : des valeurs à défendre

« Dans ma famille, l’engagement politique et syndical occupe une place centrale. À 9 ans, j’aidais mes parents à coller les affiches de François Mitterrand lors de la campagne présidentielle de 1988 », se souvient Charline Nicolas. Issue d’une famille d’origine ouvrière établie dans la région nantaise, cette femme de 42 ans a toujours été animée par les valeurs de la gauche. Également féministe, elle passe un an en Suède pour étudier les politiques d’égalité et travailler pour le Lobby européen des femmes. Européenne convaincue et critique à la fois – « La construction de l’Europe doit être faite d’allers et retours pour ne pas s’éloigner des citoyens », nous dit-elle –, elle réside six ans à Bruxelles après être passée par Sciences Po Rennes et par le Collège d’Europe à Bruges. La jeune femme milite alors au PS belge et au Parti socialiste européen et se spécialise sur les questions environnementales.
De retour en France en 2007, Charline Nicolas devient conseillère parlementaire au sein du groupe Socialiste et vert au Sénat. Elle s’installe alors à Pantin où elle milite au sein de la section locale du PS. « Je me suis sentie à l’aise dans cette ville. J’aime la diversité de ses populations. » Devenue maman, elle décide de s’engager dans le service public, réussit un concours et devient haute fonctionnaire d’un grand corps d’État.

« Une période difficile pour les acteurs culturels »
En 2014, elle participe à la campagne municipale de Bertrand Kern qui, une fois élu, lui confie la délégation du commerce. En cours de mandat, Charline Nicolas change de portefeuille pour s’occuper des questions d’environnement. Aujourd’hui, c’est dans le monde de la culture qu’elle s’investit. « C’est une période très difficile pour les artistes et acteurs culturels, soupire-t-elle. Mais la ville de Pantin les soutient sans relâche. » L’élue, qui prend aussi de plein fouet la crise de la Covid en tant que directrice des Affaires juridiques et des Droits des patients à l’AP-HP (Assistance publique-hôpitaux de Paris), garde pourtant espoir. « J’ai hâte de fêter l’ouverture de la salle de spectacle Nelson-Mandela aux Courtillières, prévue en septembre 2021. C’est un projet phare du mandat qui profitera à tous les Pantinois. »

David Amsterdamer : la mémoire de Pantin

À 81 ans, le doyen du conseil municipal met un point d’honneur à porter la cravate et à se rendre tous les matins à l’hôtel de ville. « J’ai mes habitudes. Je suis conseiller municipal à Pantin depuis 1983. C’est dire si je connais bien la maison. » Dans son bureau situé au rez-de-chaussée de la mairie, les photos accrochées au mur nous rappellent qui sont ses figures tutélaires : François Mitterrand bien sûr, Léon Blum évidemment et… Georges Pons, président du groupe Socialiste au temps de Jacques Isabet. « C’était un véritable meneur d’hommes. Il a beaucoup œuvré pour voir le Parti socialiste diriger cette ville. »
David Amsterdamer a adhéré au sein de cette formation politique en 1979. « À l’époque, j’étais commerçant dans le quartier des Quatre-Chemins. J’appartiens à une famille qui a quitté la Pologne en 1933 et qui a toujours voté à gauche. » Vivant à Pantin depuis 1965, l’année de son mariage avec une habitante de la ville, l’élu a assisté à l’évolution de la cité. «Je suis très attaché à son esprit. Pour moi, elle doit rester populaire. Je refuse qu’elle soit cloisonnée et je me bats pour que tout le monde se croise et vive ensemble. »

« Il y aura des jours meilleurs »
À l’occasion du mandat qui s’ouvre, David Amsterdamer a accepté de piloter la délégation de l’Animation de la ville et du Temps libre. « Nous devons organiser avec les associations des événements rassembleurs. Pour moi, “partage“ et “respect“ sont les plus beaux mots de la langue française. » Le conseiller municipal sait pour autant qu’il faudra attendre quelques mois avant de proposer de grandes fêtes aux habitants. « La crise sanitaire que nous traversons nous oblige à reporter nos projets. Mais, il y aura des jours meilleurs. Soyons optimistes ! »

Bruno Carrère : l’appel de la solidarité

Certains actes en disent long. Il y a six ans, Bruno Carrère a opté pour une reconversion professionnelle radicale. « J’étais directeur des Ressources humaines au sein d’une collectivité territoriale, avec une bonne rémunération. Mais, à 45 ans, j’ai voulu être plus utile. Je suis donc devenu enseignant pour rendre à l’école ce qu’elle m’avait donné. » Bruno Carrère enseigne désormais dans une classe de CP au sein d’un établissement de Bobigny classé REP+*. « Mes élèves, qui grandissent dans les quartiers populaires, ont besoin de l’école pour s’affranchir des assignations sociales. Je reste persuadé que l’école républicaine peut les aider. » Il en veut pour preuve son itinéraire. Bruno Carrère a grandi dans un HLM des Courtillières, avant de se lancer dans des études supérieures de droit. Trente ans après, il reste attaché à son quartier d’enfance. « Je le fréquente toujours, car je suis un des dirigeants du Rugby olympique Pantin. Notre stade se trouvant aux Courtillières, j’ai tissé des liens avec les habitants. Ma grande fierté ? Avoir réussi à faire venir des jeunes filles qui, aujourd’hui, s’émancipent sur le terrain. »

« Soutenir les énergies citoyennes »
À côté de ses engagements professionnels et associatifs, Bruno Carrère est également à l’œuvre dans la mêlée politique. Cet ancien talonneur a déjà été conseiller municipal entre 1989 et 2001 dans la majorité du maire communiste d’alors, Jacques Isabet. Depuis, il s’est tourné vers la Gauche républicaine et socialiste, emmenée par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. « Je m’engage à nouveau dans la vie politique pantinoise afin de développer la solidarité entre les habitants. J’ai vu toute une population de cadres s’installer dans une ville qui est devenue très en vue. Mais je n’oublie pas que 33 % des Pantinois vivent sous le seuil de pauvreté. L’enjeu est que les habitants se rencontrent et conduisent ensemble des actions solidaires. »
Bruno Carrère est convaincu que c’est possible et que les services publics ont leur rôle à jouer dans cette dynamique. « Depuis le début de la crise sanitaire, de belles initiatives sont portées par les associations et les habitants. Le potentiel est là, la municipalité doit soutenir ces énergies citoyennes. »

*REP+ : réseau d’éducation prioritaire renforcée.

Philippe Lebeau : et surtout, la santé !

Philippe Lebeau est passionné de politique. Élevé par des parents communistes, il se souvient des distributions du journal L’Humanité, le dimanche matin, avec son grand frère, dans le Pantin de son enfance. Mais son engagement a d’abord été associatif. Durant la décennie 90, marquée par le virus du SIDA, il milite au sein d’Aides. Parallèlement, il apporte son soutien aux jeunes très éloignés de l’emploi. « C’est dans ces années-là que je me suis rapproché des écologistes, dans le sillage d’Aline Archimbaud , ancienne sénatrice et adjointe au maire de Pantin, et de son mari, Jacques, qui officiait dans les cabinets ministériels », se souvient-il.
En 2001, après l’élection de Bertrand Kern, il devient conseiller municipal. À l’époque, Philippe Lebeau n’est pas encore contraint de se déplacer en fauteuil roulant. « En prenant de l’âge, le handicap moteur diagnostiqué quand j’étais enfant est devenu plus invalidant. Je vis avec, ce n’est pas un tabou. Cela n’a jamais entamé ma détermination. Au contraire, ça explique sans doute ma combativité. »

« Faciliter l’accès aux soins de tous »
Après s’être occupé de la transition écologique lors du précédent mandat, il a accepté de se consacrer aux questions de Santé et de Handicap au printemps dernier. « Nous avons déjà commencé à définir plusieurs priorités : faciliter l’accès aux soins de tous, améliorer les réponses dans le domaine de la santé mentale, attirer de jeunes médecins et les encourager à travailler en réseau, dynamiser l’inclusion des personnes en situation de handicap dans les champs culturels, sportifs, scolaires… »
Pour réussir à relever ces défis, Philippe Lebeau souhaite s’entourer des acteurs de la santé et des usagers. « Je ne prétends pas détenir les solutions. Je suis convaincu que les actions doivent être définies et menées collectivement. Seul, on n’arrive pas à grand-chose en politique. »

Vincent Loiseau : artisan de la mixité sociale

Après avoir arpenté les Courtillières durant la campagne municipale, Vincent Loiseau devient adjoint au maire délégué à ce quartier et à ses habitants. Les Pantinois l’ont découvert en 2014 lorsqu’il a rejoint l’équipe municipale pour lutter contre les discriminations. Son expérience militante au sein du mouvement LGBTQI l’a conduit à installer la Semaine de l’égalité à Pantin dès l’année suivante et à structurer l’accompagnement des femmes victimes de violences. En 2016, Vincent Loiseau change de délégation pour prendre en charge la santé. « Afin d’éviter le désert médical annoncé à Pantin, l’action de la municipalité a consisté à attirer de jeunes médecins, à faciliter la création de maisons de santé et à aider à la mise en place d’un réseau des professionnels de santé à l’échelle de la commune », détaille-t-il.
À 43 ans, l’élu qui n’a rien perdu de l’énergie de ses premières heures au Parti socialiste, raconte : « À l’époque, Lionel Jospin venait de perdre au premier tour des présidentielles, je sortais de Sciences Po Rennes et j’entamais ma carrière professionnelle à Paris. » Lui qui a grandi au bord de l’océan Atlantique finit par larguer les amarres pour Pantin afin d’avoir une chambre supplémentaire, « comme beaucoup d’anciens Parisiens de la classe moyenne ». Devenu responsable administratif et financier de l’IUT de Bobigny, il travaille non loin des Courtillières.

« Développer les commerces de proximité »
Conscient des atouts des Courtillières, il y sera l’artisan de la mixité sociale. « De nouveaux logements en accession à la propriété vont être livrés dans les prochains mois, nous attendons 800 à 1000 nouveaux habitants, précise-t-il. L’enjeu sera de les intégrer à la vie de quartier. » Pour cela, l’élu insiste sur la présence des services publics à travers le centre municipal de santé, la Maison de quartier, les écoles et bientôt l’équipement culturel qui abritera une bibliothèque, une ludothèque et une salle de diffusion. Vincent Loiseau sait que les associations, notamment sportives, sont vecteurs de liens entre les habitants. « Pour améliorer la vie dans le quartier, il faut aussi développer les commerces de proximité et augmenter la fréquence des bus qui le desservent. »
Se définissant comme un élu de terrain, il va travailler en étroite collaboration avec les associations, les services municipaux et ses collègues élus afin de démêler et de régler les dysfonctionnements. « Aux Courtillières, j’ai envie de créer un lien solide avec les habitants. Je vais ouvrir une permanence pour rencontrer les Pantinois et régler les problèmes du quotidien », annonce-t-il.

Mélina Pelé : de l’international au local

« Je me lance dans l’aventure, je n’ai rien de la professionnelle de la politique », annonce Mélina Pelé, dans un large sourire. C’est en devenant maman que l’urgence d’agir « concrètement et autrement » est devenu vitale pour elle. À 37 ans, Mélina Pelé s’engage donc dans l’équipe municipale au sein du groupe Europe-Écologie-Les-Verts (EELV) pour faire de Pantin une ville « exemplaire, résiliente, juste et solidaire ».
Avant de s’impliquer à l’échelle locale, cette ancienne élève de Sciences Po Strasbourg a débuté sa carrière au sein d’organisations internationales œuvrant pour le compte de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et de l’ONU. Elle y défendait les Droits de l’homme et la démocratisation au Kosovo puis en Guinée. En rentrant en France, elle rejoint l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) où elle est quotidiennement confrontée à l’émergence des réfugiés climatiques dont la situation ne relève pas – encore – du droit d’asile.  « Sans justice climatique, il n’y aura pas de paix, ni ici, ni ailleurs », affirme la nouvelle adjointe.

« Identifier les personnes fragiles »
Pour se rapprocher de son travail, Mélina Pelé s’installe à Pantin en 2016. « J’étais enceinte de notre première fille et mon compagnon et moi sommes tombés sous le charme de la ville. » Mélina Pelé y multiplie les rencontres, à travers le collectif Pantin Family, le conseil d’école, les campagnes des budgets participatifs… Elle croise ensuite la route des militants d’EELV à l’automne dernier qui l’emportent aussitôt dans le « tourbillon » de la campagne municipale.
Nommée 10e adjointe déléguée aux quartiers Mairie-Hoche, Église, Petit-Pantin/Les Limites, Mélina Pelé souhaite accompagner les habitants de ces secteurs. « Il y a beaucoup de vulnérabilités et de situations d’isolement. Ma mission est d’identifier ces personnes fragiles et de les aider à être plus résistants face aux crises à venir. » Pour y parvenir, l’élue va tenir des permanences dans les Maisons de quartier, être à l’écoute et « travailler en étoile » avec les acteurs de terrain, les services et ses camarades de l’équipe municipale.

François Birbès : le goût du terrain

François Birbès entame son troisième mandat aux côtés de Bertrand Kern. Après s’être occupé d’emploi et d’insertion, avec quelques motifs de satisfaction à son actif – l’installation de la Maison de l’emploi ou le soutien à la rénovation du restaurant Le Relais  –, il est devenu vice-président d’Est Ensemble, en charge des finances, de 2014 à 2020. « Cette expérience technique m’a intéressé, explique-t-il. Je n’ai jamais perdu de vue que les budgets de la structure intercommunale servent à soutenir le réseau de cinémas, les bibliothèques, les piscines, l’emploi… bref, des services publics qui me sont chers. »
Lui, qui se décrit comme un gros lecteur, est devenu professeur d’anglais. Il a vu défiler plusieurs générations d’élèves du collège Lavoisier depuis qu’il y a pris son poste en 2003. Invité à tourner les pages de sa vie, cet élu de 46 ans évoque son enfance à Castres, avec des parents enseignants qui lui ont donné le goût de l’école et de la transmission. Il se souvient de ses années d’étudiant à Toulouse au cours desquelles l’action de Lionel Jospin lui donne envie de rejoindre le PS. Il quitte ensuite la France pour passer trois années « exceptionnelles » de coopération en Égypte où il prend goût à l’enseignement. De retour dans l’Hexagone, il pose ses valises à Pantin après un passage en Moselle. « Le métier de professeur me passionne et la vie dans un établissement scolaire demeure un poste d’observation instructif pour un élu », ajoute-t-il.

« Supprimer l’habitat indigne »
François Birbès prend également le pouls de la ville en corrigeant ses copies, notamment au café Pas si loin situé aux Quatre-Chemins. De là, il fait face au square Anne-Frank, livré il y a quelques mois, et se félicite de ce projet de transformation urbaine : « Cette opération exemplaire a contribué à supprimer une partie de l’habitat indigne et à verdir le secteur. Mais donner ce visage à tout le quartier prendra du temps. » En devenant adjoint au maire délégué aux Quatre-Chemins, l’élu liste les combats qu’il mènera collectivement : la lutte contre les marchands de sommeil, le renforcement de la sécurité, le développement des espaces verts et l’ouverture de lieux de culture (Sheds, Micro-Folie). Convaincu que sa place est sur le terrain, il a déjà commencé à faire la tournée des acteurs du quartier : « J’ai rencontré, durant l’été, une directrice d’école, le principal du collège Jean-Lolive, la commissaire de police, l’équipe de la maison de quartier, le collectif SOS 4 Chemins et des habitants. »

Rida Bennedjima : l’enfant des Quatre-Chemins

Rida Bennedjima se décrit comme un « enfant des Quatre-Chemins qui baigne depuis vingt ans dans le milieu associatif pantinois ». Vivant toujours dans le quartier de son enfance, il a mené de nombreux combats pour réduire les inégalités sociales. Il a ainsi co-fondé plusieurs associations : 4Chem’1 Évolution, qui intervient sur le champ de l’éducation, et ADN social qui œuvre pour l’accès du plus grand nombre au numérique. « Après un parcours dans les écoles publiques de la ville, j’ai eu la chance de poursuivre des études d’ingénieur, métier que j’exerce à la SNCF. Je constate cependant les difficultés des jeunes dans les quartiers populaires. Pour leur permettre de réussir, je me suis engagé dans la lutte contre le décrochage scolaire. » Pour faire bouger les lignes, Rida Bennedjima a pris la tête d’un collectif citoyen qui l’a poussé à côtoyer les élus. « Nous avons fait des propositions à Bertrand Kern et son équipe lors de la campagne de 2014 et nous sommes tombés d’accord sur un point : Pantin doit rester une ville populaire. »

« Lutter contre la fracture numérique »
Lors du précédent mandat, il a appris les codes de la vie politique en devenant adjoint au maire en charge du Développement économique. « La temporalité de la politique n’est pas celle de la vie associative. Pour mener à bien des projets structurants, il faut de la patience et de la détermination. » Celui qui est désormais en charge de la Ville numérique, des Relations avec les usagers et des Temps dans la ville affiche ses nouvelles ambitions : « Nous devons lutter contre la fracture numérique et faciliter l’accès aux droits en installant des ordinateurs dans les maisons de quartier et en recrutant des médiateurs numériques. Ils auront pour mission d’accompagner les usagers qui, par exemple, ne savent pas réaliser les démarches administratives en ligne. » L’élu projette aussi d’ouvrir une plateforme internet dédiée à la solidarité qui permettra de mettre en relation les Pantinois.

Serge Ferretti : de l’énergie pour défendre l’environnement

C’est un retour aux « affaires » pour Serge Ferretti. Le treizième adjoint au maire a en effet déjà siégé au conseil municipal de Pantin, entre 1995 et 2001. À cette époque, on ne parlait pas encore de transition écologique, mais de développement durable. « Dans les années 90, je me suis rapproché des Verts. J’étais en effet sensible à la lutte contre le nucléaire, au commerce équitable, au tri des déchets, au mouvement antipub… »
Au tournant des années 2000, celui qui, jusqu’à présent, travaillait comme dessinateur industriel dans le secteur de l’automobile, décide d’entamer une reconversion professionnelle. « J’ai voulu mettre du sens et de la cohérence dans ma vie. Travailler pour l’automobile n’était pas compatible avec mes valeurs écologiques. » À 40 ans, il reprend donc le chemin des études et suit une formation de BTS en Génie climatique qui lui permet d’accéder au poste de Responsable énergétique de la mairie de Montreuil.

« Réduire les consommations énergétiques »
Serge Ferretti est également engagé dans le milieu associatif. Il est adhérent du restaurant d’insertion Le Relais et d’Ecobul. Également actif au sein du parti Europe-Écologie-Les Verts, il intègre la liste conduite par Bertrand Kern à l’occasion de la dernière élection municipale. « Mon ambition est de poursuivre les efforts déjà engagés pour réduire les dépenses énergétiques dans les bâtiments communaux. En faisant les rénovations nécessaires dans les écoles ou les gymnases, nous devrons atteindre les objectifs de la loi de transition écologique. » Et Serge Ferretti de se féliciter de l’engagement de la ville en la matière : depuis 2018, un million d’euros par an est consacré à la rénovation énergétique des bâtiments municipaux. Des travaux d’isolation sont d’ores et déjà engagés à l’hôtel de ville. « Face au défi que représente la lutte contre le réchauffement climatique, il faudra encore accroître nos efforts budgétaires, mais aussi faire évoluer la conception des bâtiments. » Aujourd’hui, il attend avec impatience la livraison de la halle sportive au stade Charles-Auray. « Ce sera un équipement emblématique du mandat. Il sera exemplaire en matière de consommations énergétiques ! »

Sonia Ghazouani-Ettih : Pantin dans les veines

Née à Pantin il y a 45 ans, Sonia Ghazouani-Ettih y a toujours vécu. « Je vis et respire Pantin. Mes parents vivent ici depuis leur départ de Tunisie, dans les années 60. Comme toute ma famille, j’ai choisi de rester dans cette ville car je m’y sens bien. Je connais beaucoup de monde. C’est simple, je n’arrête pas de dire bonjour quand je me promène dans la rue. » Cette enfant de la deuxième génération d’immigrés a su saisir les opportunités offertes par l’école républicaine en suivant toute sa scolarité dans la commune : école maternelle Joliot-Curie, école primaire Paul-Langevin, collège Lavoisier et lycée Marcelin-Berthelot où elle décroche un Bac avec mention, avant de poursuivre des études de droit à l’université Paris VIII. En 1998, l’étudiante croise la route de Bertrand Kern, alors député de la circonscription. Un an plus tard, il lui propose de devenir son attachée parlementaire.

« À l’écoute des agents de la commune »
En 2001, elle rejoint naturellement l’équipe de Bertrand Kern qui vient de ravir la mairie aux communistes. « J’ai été élue à la Jeunesse, puis à la Santé. Depuis le précédent mandat, je me consacre aux questions relatives aux Ressources humaines. » Sonia Ghazouani-Ettih a gardé la motivation des débuts et c’est avec conviction qu’elle s’attache quotidiennement à garantir la qualité du service public porté par les agents municipaux. « Cette mission de l’ombre me plaît. Je suis à l’écoute des agents de la commune qui effectuent un travail précieux, méritant d’être quotidiennement valorisé. » D’ailleurs, elle évolue elle-même professionnellement au sein de la fonction publique. Diplômée d’un DEA en Droit de la santé, elle a occupé des postes de direction dans des hôpitaux, avant de prendre la responsabilité d’un foyer départemental de l’enfance. « C’est un métier difficile car nous avons la charge d’enfants en grande souffrance. Mais c’est passionnant. »

Nathalie Berlu

« L’économie sociale et solidaire (ESS) est, pour moi, l’économie de demain. On ne pourra pas faire sans elle, particulièrement dans des périodes telles que celle que nous vivons actuellement. Les neuf villes d’Est Ensemble ont la chance d’accueillir sur leur sol un très grand nombre d’acteurs – des entreprises et des associations – de l’ESS. Nous devons donc nous appuyer sur leurs expertises afin de susciter des initiatives de futurs entrepreneurs, et notamment des jeunes,  pour que le développement économique soit synonyme de mieux-être pour tous les habitants. »

Nadia Azoug

« L’une de mes tâches sera de faire en sorte que l’on aille rencontrer au maximum les habitants et que nous écoutions ce qu’ils ont à nous dire, aussi bien sur des sujets stratégiques, comme la création d’une régie publique de l’eau, que sur des projets d’aménagement ou la création d’équipements. Les outils numériques seront les bienvenus. Mais nous allons aussi multiplier les visites de terrain, de manière à ce que toutes les franges de la population puissent être entendues. »

Julie Rosenczweig

« Conseillère municipale déléguée au Renouvellement urbain des Quatre-Chemins lors du précédent mandat, je suis particulièrement sensible aux problématiques d’aménagement et de développement des écoquartiers. Je souhaite contribuer à promouvoir, à Pantin, qui mène actuellement un projet majeur d’écoquartier aux Quatre-Chemins, et dans les huit autres villes du territoire, le développement de ces secteurs conçus et aménagés en intégrant les principaux enjeux du développement durable. Pour moi, concevoir, construire et gérer la ville durablement est une priorité. » 

François Birbès

« On m’a proposé cette délégation parce que je connais bien Est Ensemble – j’ai déjà été vice-président en charge des Finances – et qu’il y aura beaucoup de travail sur les problématiques liées à l’habitat indigne à Pantin. Je suis en effet adjoint au maire délégué au quartier des Quatre-Chemins et la lutte contre ce fléau y est une priorité. Les autres villes du territoire connaissent hélas des difficultés comparables et nous avons intérêt à continuer à œuvrer ensemble pour trouver des solutions et des financements. Durant ce mandat, le combat contre l’habitat indigne va être renforcé. »

Sept autres élus pantinois siègent au conseil territorial : Bertrand Kern (également conseiller métropolitain), Alice Nicollet, Françoise Kern, Mathieu Monot, Pierric Amella, Vincent Loiseau, Nadège Abomangoli.