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Espaces verts

Travaux de dépollution pour le Parc Diderot

Une large partie du parc Diderot est sur le point d’ouvrir ses portes, tandis que des travaux de dépollution commenceront, début avril, sur une surface de 1 200 m2. Une opération menée sous une tente afin de ne générer aucune nuisance. Explications.
Article de Christophe Dutheil, publié dans Canal n°295, avril 2021.

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L’extension du parc Diderot, poumon vert des Quatre-Chemins de 2,1 hectares, touche au but. L’ouverture d’une large partie de cette surface arborée – dotée notamment d’une butte de jeux et d’un plan d’eau de 1 500 m2 – est prévue en mai. Mais, avant que les habitants puissent profiter de la totalité de ce nouvel espace vert, un défi reste à relever : la dépollution d’une parcelle de 1 200 m².
« Les études menées avant l’aménagement ont révélé des traces d’hydrocarbures dans le sous-sol d’une petite partie du parc, rappelle Guillaume Vera-Navas, responsable de la mission Environnement et Développement durable de la ville. Cette pollution, qui s’explique par la présence jusqu’en 1972 d’une usine de la Compagnie parisienne des asphaltes, ne présente aucun risque sanitaire. » C’est donc pour empêcher les répercussions sur le milieu naturel qu’il a été recommandé à la ville de faire traiter la zone concernée.

Travaux sans risques
Des travaux, qui dureront plus d’un an, sont ainsi sur le point d’être menés par une entreprise spécialisée. « Nous avons choisi de privilégier un procédé à faible impact écologique : la désorption thermique qui consiste à séparer progressivement, par évaporation, les polluants de la terre », indique Guillaume Vera-Navas.
Afin d’éviter toutes nuisances pour les riverains et les usagers du parc, l’intégralité de ces opérations se déroulera sous une tente. Longue de 40 mètres et large de 20 mètres, elle sera « mise en dépression » pour diriger les flux d’air vers l’intérieur. Quant au système d’extraction souterraine des polluants, il sera recouvert d’une dalle de béton.
Dans un premier temps, entre avril et fin 2021, une cinquantaine de forages seront effectués à une dizaine de mètres de profondeur. La société chargée des travaux introduira dans chacun d’eux une aiguille chauffante. La phase de chauffage aura ainsi lieu au premier trimestre 2022 : elle permettra de séparer et de traiter les mélanges de terre et d’hydrocarbures. Mi-2022, les terres propres pourront être refroidies et les résidus d’hydrocarbures récupérés seront expédiés vers des sites de traitement spécialisés.