© ville de Pantin 

Espaces publics

Les carrières en cours de comblement

Après avoir fait réaliser près d’une centaine de forages sous l’espace public de la partie sud-est de la ville, la plus exposée aux risques d’affaissement et d’effondrement en raison de la présence d’anciennes carrières, Pantin entreprend actuellement d’importants travaux visant à combler les vides et décompressions détectés.
Article de Christophe Dutheil, publié dans Canal n°295, avril 2021.

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Conformément à ses engagements, la ville fait actuellement combler les sous-sols des rues et trottoirs susceptibles de s’affaisser et de s’effondrer en raison de la présence d’anciennes carrières. Pour cela, elle s’est entourée de deux entreprises spécialistes dans ce domaine  : Soleffi TS et Spie Batignolles Fondations.
Le calendrier des travaux, sensiblement retardé par la crise sanitaire, est serré. Le premier chantier vient de s’achever. Il portait sur la sécurisation de l’avenue Thalie, de la rue Marcelle et de la partie haute de la rue Candale prolongée. Le 29 mars, le comblement de la voie de la Résistance et de la partie de la voie de la Déportation située entre les rues Cécile-Faguet et Guillaume Tell a débuté. Ces travaux dureront jusqu’à fin septembre, mois durant lequel démarrera, rue Anatole-France, une troisième campagne de ce type. Une quatrième opération de sécurisation est enfin prévue en 2022. Elle concernera la rue des Pommiers et la partie basse de la rue Candale prolongée.

Technique de pointe
Mais comment se passent ces travaux ? « À chacun des endroits identifiés préalablement au moyen d’un plan, nous effectuons un forage, en évitant les canalisations et réseaux du sous-sol immédiat bien sûr. On y insère un tube en PVC, relié par un tuyau flexible à une centrale qui produit du coulis de ciment. Ce tube est crépiné, ce qui signifie qu’il est doté de trous laissant se diffuser le ciment liquide. Ce dernier se solidifie ensuite progressivement de façon à combler les vides », répond Armelle Pitrey, la risk manager de la ville.
Sur deux ans, le coût de cette opération est évalué à 3 millions d’euros. Une partie de cette somme sera remboursée par le Conseil départemental qui finance le comblement de l’espace public dont il a la charge.