© ville de Pantin 

Citoyenneté

2e partie - 2020-2026 : un mandat au service des Pantinois

Ce mois-ci, Canal poursuit sa série de portraits consacrés aux nouveaux adjoints au maire et conseillers municipaux délégués, issus de la liste La gauche et l’écologie pour Pantin, élue le 15 mars lors du premier tour des élections municipales.
Article de Guillaume Gesret, publié dans Canal n°290, octobre 2020.

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Pour une ville au naturel

Pour commencer, présentation de Mirjam Rudin, adjointe au maire déléguée à la Nature en ville, aux Déplacements, aux Espaces publics et aux Espaces verts, et de Pierric Amella, conseiller municipal délégué aux Mobilités douces, à la Qualité de l’air et au Budget carbone. Formant le pôle Nature en ville, ils œuvreront, six ans durant, à faire de Pantin une ville où il fait bon flâner et où l’on respire mieux. 

Mirjam Rudin : la transition écologique, c'est maintenant ! 

Avant d’explorer le champ politique, Mirjam Rudin a labouré le terrain associatif. Cette femme de 53 ans, dont le prénom se prononce Miriam, promeut, depuis 5 ans au sein de l’association Écobul, la transition écologique, invite les habitants à consommer autrement et à développer des solidarités nouvelles. « Je vis à Pantin depuis bientôt trente ans mais je suis née en Suisse où j’ai été sensibilisée très jeune à l’environnement. Aujourd’hui, je propose à chacun d’être, à sa mesure, dans l’action. Je suis convaincue que nous pouvons construire tous ensemble une ville plus solidaire et plus durable. »
À force d’impulser des initiatives citoyennes et écologiques, Mirjam Rudin et une partie de ses camarades d’Écobul ont eu envie d’aller plus loin en formulant un projet « plus politique » pour la commune. « J’ai ainsi rejoint l’équipe locale d’Europe-Écologie-Les Verts dans le but de donner de la visibilité et du poids à nos idées. Nous avons ensuite décidé de faire liste commune avec celle de Bertrand Kern... »

« Apporter des idées innovantes »
À la tête du pôle Nature en ville, Mirjam Rudin entend « planter massivement des arbres dans les rues trop minérales, végétaliser les cours de récréation, développer les jardins partagés et augmenter la part du bio dans les cantines ». Cette mère de trois enfants aimerait également convaincre les habitants que la piétonnisation de la rue Hoche serait une bonne chose et qu’il est indispensable de réduire la place de la voiture à Pantin.
Les obstacles qui l’attendent ne lui font pas peur. « Je suis responsable d’équipe à Pôle emploi, j’ai l’habitude de mener des combats difficiles. » Car elle en est persuadée : la mutation écologique est possible et doit se faire maintenant. « Notre travail, durant ce mandat, va consister à apporter des idées innovantes, à en débattre avec les citoyens pour qu’ils les portent avec nous. »

Pierric Amella : tout pour l’environnement

C’est avec ses yeux d’architecte-urbaniste qu’il a découvert Pantin. Pierric Amella a en effet travaillé, pendant cinq ans, dans une agence en charge de l’aménagement de la ZAC du Port. « Cette ville m’a plu. Il y a quatre ans, j’ai choisi de m’y installer. C’est une décision que je ne regrette pas », confie celui qui a grandi en pleine nature dans les Cévennes. Convaincu qu’il est urgent d’agir pour l’environnement, le trentenaire a également décidé, ces derniers mois, de changer de métier. « Pour pouvoir construire une ville sobre et lutter contre la précarité énergétique, j’ai choisi de rejoindre un office d’habitat social pour mener des opérations de rénovation énergétique. Ce changement correspond à une recherche de sens dans ma vie professionnelle. »

« Je crois en l’intelligence collective »
Sa volonté d’agir pour la planète l’a parallèlement amené à prendre la carte du parti Europe-Écologie-Les-Verts. « L’action politique est nouvelle pour moi, elle permet de mettre en œuvre collectivement des idées. Je crois en l’intelligence collective. » Le conseiller municipal souhaite ainsi co-élaborer avec les habitants et les associations les mesures qui permettront de réduire les émissions de carbone à Pantin. « Afin d’améliorer la qualité de l’air, nous devons par exemple mieux isoler les bâtiments pour réduire les factures de chauffage et nous devons donner la priorité aux piétons et aux cyclistes dans l’espace public pour diminuer les gaz d’échappement », conclut-il.

L’éducation, leur priorité

L’accueil périscolaire et l’entretien des écoles sont de la responsabilité de la ville. La communauté éducative retrouve ainsi Hervé Zantman qui, une nouvelle fois, prend la tête du pôle Vie scolaire et Centres de loisirs. Il sera épaulé dans sa tâche par Marc Langlade, un nouveau venu en charge des centres de loisirs. 

Hervé Zantman : une vie sous le signe de l’école

 « J’ai appris à lire et à compter à Pantin », déclare, en préambule, Hervé Zantman dans un sourire quasi enfantin. Ce gamin des Courtillières, qui a grandi au Serpentin, est rapidement devenu un bon élève, admis à 15 ans à l’école normale afin de devenir instituteur, comme on disait à l’époque.
Pour sa première rentrée en 1976, il choisit d’enseigner à Pantin. Il y fera une bonne partie de sa carrière et deviendra directeur d’école. Ses valeurs campées à gauche l’amènent à fréquenter les rangs de la CFDT, puis du Parti socialiste dans les années 80. Il attendra 2008 pour s’engager dans la vie politique municipale. Hervé Zantman devient alors conseiller municipal délégué à la Petite enfance dans l’équipe de Bertrand Kern. « J’ai découvert que le temps municipal n’est pas le même que le temps du citoyen. Il faut de la patience pour faire aboutir les projets, on ne crée pas des places de crèche en un claquement de doigts. »

« Nous serons toujours à l’écoute de la communauté éducative »
En 2014, il prend en charge les affaires scolaires. Un dossier qu’il connaît sur le bout des doigts. Partisan de la loi Peillon, il s’applique à mettre en place la semaine de quatre jours et demi et les Temps d’activités périscolaires, destinés à réduire les inégalités. « La loi était ambitieuse, mais l’État ne nous a pas donné les moyens suffisants pour relever ce défi. A peine au pouvoir, le gouvernement Philippe a saboté la loi Peillon. » En cette rentrée 2020, les écoles de Pantin sont donc revenues à la semaine de quatre jours. Dans les prochains mois, la municipalité va poursuivre ce dialogue en organisant les Assises de l’éducation qui réuniront, autour d’une même table, tous les acteurs du monde éducatif. « L’Éducation est une priorité à Pantin. Je tiens à dire que l’école publique fonctionne bien dans notre commune. Les équipes sont très compétentes et motivées. De notre côté, nous serons toujours à l’écoute de la communauté éducative dans l’intérêt des petits Pantinois. »

Marc Langlade : le défi du mercredi

Il fait partie des « nouvelles têtes » de l’équipe municipale. Pour l’exercice imposé du portrait, Marc Langlade nous indique qu’il est le benjamin des élus socialistes. Agé de 33 ans, l’élu est à l’image de ces jeunes parents fraîchement arrivés et qui découvrent les écoles et les centres de loisirs de la ville. « Cela fait quatre ans que je suis installé à Pantin avec ma femme et ma fille », précise-t-il.
Marc Langlade se dit flatté d’avoir été choisi par Bertrand Kern pour prendre en charge les dossiers du périscolaire. « C’est une lourde tâche, surtout quand on sait l’attachement de la municipalité à ces questions. »
Dès les premières phrases, on comprend que le socialiste n’est pas un novice en politique. Et son parcours le confirme. Après des études à Sciences Po Lyon, il débute sa carrière en tant qu’assistant parlementaire de Claude Bartolone à l’Assemblée nationale. Après une expatriation en Afrique du Sud, où il a suivi sa femme, il revient à Pantin et rejoint la collectivité Est Ensemble. 

« Associer les familles à la vie des centres de loisirs »
À la rentrée, Marc Langlade est pleinement entré dans le vif du sujet. « Un des objectifs de la municipalité est d’associer les familles à la vie des centres de loisirs. Avec le retour à la semaine de quatre jours, l’articulation entre le temps scolaire et les activités périscolaires, mais aussi les activités proposées le mercredi, sont au cœur de nos réflexions. » 

Au service de l’épanouissement des petits et des grands

Le pôle Enfances, Jeunesse et Parentalité rassemble, autour de l’adjointe au maire Nadine Castillou, la conseillère municipale déléguée à la Jeunesse Élodie Salmon et Abel Badji, conseiller municipal délégué aux Sports. Les trois élus, qui ont déjà travaillé ensemble durant le précédent mandat, ont bien l’intention de poursuivre leurs actions transversales au service des familles. 

Nadine Castillou : citoyenneté, j’écris ton nom

Dans l’équipe municipale, Nadine Castillou fait partie des élus qui ne sont pas rattachés à un parti politique. « Je n’ai pas d’étiquette. J’appréhende la vie démocratique avec la liberté d’une simple citoyenne. » Cette Pantinoise de 50 ans a découvert le « jeu » politique en agissant au sein du collectif Générations engagées qui cherche à développer la citoyenneté dans tous les quartiers, quelles que soient les origines sociales, la couleur de peau ou la langue maternelle des habitants. « Moi qui ai grandi dans un petit hameau près de Toulouse, j’ai découvert et aimé la mixité sociale quand je suis arrivée à Pantin, il y a bientôt vingt ans. La richesse culturelle émanant des différentes populations qui se mêlent ici est importante pour moi. C’est aussi un réel atout pour cette ville. »

« Porter la parole des autres »
C’est en 2014 que Nadine Castillou entre au conseil municipal après avoir soutenu Bertrand Kern lors de la campagne électorale. Cette fonctionnaire du ministère des Finances apprend très vite les rouages de la vie municipale et relaye les attentes de ses concitoyens « Un élu est là, selon moi, pour porter la parole des autres et tenter de trouver des solutions. Toutefois, quand on est à l’intérieur, on comprend que le maire ne peut pas tout mais il faut l’expliquer : un élu doit faire preuve de pédagogie. »
À l’aube de ce nouveau mandat, Nadine Castillou le promet : l’équipe municipale poursuivra ses efforts pour proposer des solutions d’accueil aux enfants de moins de trois ans. « L’objectif est d’atteindre les 40 % de réponses favorables aux demandes de place en crèche », précise-t-elle. L’adjointe au maire désire aussi s’adresser aux adolescents. « Les structures municipales vont continuer à développer les initiatives en faveur des collégiens et des lycéens », conclut-elle.

Abel Badji : la dynamique du vivre-ensemble

Tous les matins, sans exception, Abel Badji effectue son jogging le long du canal. À 55 ans, c’est son secret pour se maintenir en forme. La condition sine qua non pour faire face à des semaines intenses. Car cet ingénieur en informatique ne se contente pas de bien faire son travail et de s’occuper de ses quatre enfants. Depuis qu’il est arrivé à Pantin, en 2000, il s’implique dans la vie de la paroisse Saint-Germain où il participe à des actions en direction des sans-abris. Abel Badji donne également de son temps à une association venant en aide à des ressortissants sénégalais confrontés à des difficultés sociales. « J’ai toujours tendu la main aux personnes fragiles. Au Sénégal, quand j’étais étudiant, je militais déjà très à gauche. »

« Les clubs sportifs sont des lieux de rencontre essentiels »
En 2008, deux ans après avoir été naturalisé Français, Abel Badji, qui a déjà sa carte au PS, accepte d’endosser le costume de conseiller municipal. Au bout de trois ans, Bertrand Kern lui propose de reprendre la délégation des sports. « Le sport m’intéresse car les clubs sportifs sont des lieux de rencontre essentiels au vivre-ensemble. Des gens très différents s’y croisent et s’apprécient en dépit de leurs différences sociales, sexuelles, raciales, d’âge… »
Chaque semaine, l’élu consacre plusieurs heures à écouter les responsables sportifs mais aussi les Pantinois en quête de sport et à « trouver des budgets » pour la rénovation des équipements et l’accompagnement des clubs dans leurs projets. Un travail qui paye : la fusion des clubs de football de la ville et la rénovation du stade Charles-Auray figurent en effet au palmarès du mandat précédent. Son prochain challenge ? Faire en sorte que la halle sportive de la rue Kléber ouvre ses portes en 2024.

Élodie Salmon : jeunesses sans frontières

Être jeune à Pantin, Élodie Salmon sait parfaitement ce que cela veut dire. Elle a en effet posé ses valises dans la ville en 2007. Alors âgée d’une vingtaine d’années, l’étudiante, qui a grandi dans une « banlieue lointaine » de la grande couronne parisienne, souhaitait se rapprocher des bancs de la fac d’histoire-géographie. Tombée amoureuse de sa ville d’adoption, elle ne quitterait désormais Pantin pour rien au monde.  « Ici, tout ce qu’a à offrir la capitale est à notre portée. C’est l’un des messages que nous souhaitons faire passer aux jeunes : dépasser les frontières du quartier, de la ville, du pays… mais aussi les frontières mentales pour ne rien s’interdire et dépasser ses horizons. »

« S’engager localement dans des actions de solidarité »
En 2014, la militante socialiste est entrée dans l’équipe de Bertrand Kern avec, pour mission, de répondre aux attentes des jeunes, de les aider à construire leurs projets et de les rendre plus autonomes.
Aujourd’hui docteure en histoire, la jeune maman a quitté les salles de classe de l’université pour enseigner dans celles des collèges et lycées de Seine-Saint-Denis. Les aspirations des jeunesses ? Elle les connaît bien ! « Lors du confinement, nous avons vu beaucoup d’entre eux s’engager localement dans des actions de solidarité. Nous devons les encourager à devenir ces citoyens-là. »